Fermeture des Universités privées : « Un règlement de comptes », estime un ex allié du RPG

Le gouvernement projette de fermer progressivement les Universités privées. Ainsi en a recommandé Bano Barry et Cie, à l’issue d’une étude réalisée sur l’Enseignement supérieur en Guinée. Avec le refus d’orienter des bacheliers au motif que le public peut tous les absorber, les fondateurs se mettent à l’évidence : certains mourront inexorablement.

Makanera Kaké, ancien allié au RPG estime que cette fermeture des Universités privées n’est autre qu’un règlement de comptes. Il en veut pour preuve, le cas d’Ousmane Kaba dont les rapports avec le pouvoir sont désormais des plus exécrables. C’est ce que réfute le ministre YéroBaldé. Selon lui, il n y a pas de chasse aux sorcières encore moins une volonté du gouvernement à éteindre les initiatives privées. Soit !

Seulement, ce qui fâche Ousmane Kaba c’est que : « Des gens se rassemblent et font un rapport sans consulter les acteurs sur le terrain que nous sommes. Ils font un rapport dit provisoire qu’ils s’empressent de diffuser, en appelant toute la presse, puis ils disent qu’ils vont discuter avec les acteurs. Du point de vue de la méthode, ce n’est ni loyal, ni honnête ».

Dans une interview accordée à la presse locale, Ousmane Kaba fustige le contenu du rapport : « Ce qui nous a indignés, c’est quand le rapport dit dans ses grandes recommandations qu’il faut éteindre le secteur privé de l’éducation et de la santé. Eteindre, le mot est trop fort. Comment éteindre le secteur privé dans un régime libéral ? C’est pour cela que nous avons dit que ce sont des recommandations communistes. Ils font cette recommandation sous prétexte que c’est régalien, sans connaître le sens des mots. Régalien, ça veut dire simplement que ça revient à l’Etat. Mais cela ne signifie pas que c’est l’Etat seulement qui doit exécuter. »

De toute évidence, selon le ministre Baldé, sur un total de 85 585 étudiants théoriquement inscrits  rien que dans les Institutions d’enseignements  supérieures  publiques et privées de Conakry, seuls 38 647 ont été effectivement recensés ; soit un écart de 46 938. Au niveau des Universités publiques sur 33 634 étudiants annoncés, seulement 19 575 étudiants sont à ce jour connus des effectifs du Ministère de l’enseignement supérieur. Soit 42% de fictifs dans le public.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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