Fête de l’indépendance à Labé: entre sollicitation et interrogations

La capitale de la Moyenne Guinée – Labé  – semble exprimer le souhait de voir les festivités de l’indépendance du pays s’y organiser, en 2019. C’est-à-dire l’année prochaine, à un an seulement avant la fin du mandat constitutionnel d’Alpha Condé. Cette sollicitation est quand même accompagnée de bien d’autres interrogations.

Des interrogations liées à la curieuse coïncidence entre fête d’indépendance et la fin de mandat, alors qu’il y a bien des velléités de modification de la Constitutionnelle qui empoisonnent encore le climat politique et social du pays. Il se raconte que l’idée d’un 3è mandat pourrait bien être derrière cette coïncidence. En guise de ‘’grande reconnaissance à l’endroit de l’homme de paix, le bâtisseur’’. Celui-là même qui veut que le barrage de Koukoutamba (Tougué) soit construit au grand bénéfice d’une bonne partie de la Moyenne Guinée. Mais aussi, celui-là même qui promet des usines de purée de pomme de terre, de soumbara, de goyave, de papaye, de banane, de tige de manioc, etc. Le jeu en vaudrait la chandelle. Le concepteur de cette idée de 3è mandat a pour nom : Sadou Keita, le gouverneur de Labé, originaire de Kansagui dans Tougué. C’est cet homme-là aussi qui a tenté d’installer cette histoire de Manden Djallon en vue de mettre en coupes réglées toute la région.

Récemment, lors du séjour d’Alpha Condé, à la faveur de la Journée de l’élevage,  le samedi 23 juin 2018, une pancarte a créé des interrogations. Là-dessus, on pouvait lire : Labé souhaiterait abriter  la fête tournante de l’indépendance en 2019. Le principe serait acquis. Mais non encore officiel. Les tractations se poursuivent. Mais, selon des sources, l’objectif c’est d’en finir avec le seul opposant coriace qui reste et qui perturbe le sommeil du sommet de l’Etat : Dalein Diallo. Envisager le départ d’un 3è mandat dans le fief même de Dalein serait tout simplement suicidaire. Tant pour les initiateurs que pour les instigateurs et autres.

Allons donc !

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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