Fête de Tabaski : Conakry se vide au profit de l’intérieur du pays

Malgré l’état d’urgence sanitaire, ils sont nombreux ces guinéens qui cherchent à rallier la Guinée profonde pour célébrer la fête de Tabaski au village. C’est désormais une tradition que bon nombre de guinéens ne veulent pas se faire raconter l’événement, la fête au village, comme si vous  y étiez !

Cette année, cette fête se tient dans un contexte particulier lié au COVID-19, une pandémie qui continue à endeuiller le monde avec ses conséquences économiques et sociales sans précédentes.

Depuis plus d’une semaine, des citoyens cherchent à rallier l’intérieur du pays soit par taxis ou dans leurs propres véhicules pour aller dans leurs préfectures d’origines malgré les moyens de bord. Sur les principales voies routières qui mènent les différentes régions et préfectures de la Guinée, on assiste à des embouteillages terribles par endroit, surtout en cette période des grandes pluies, avec la construction de la route Conakry-Mamou-Dabola, qui traine les pas.

Malgré le confinement de la capitale Conakry et ses environs qui restent encore en quarantaine pour éviter les risques de contamination, des citoyens ne veulent pas dérober à la règle. Il faut absolument se rendre au village.  

Une situation qui inquiète les autorités sanitaires, qui délivrent pourtant des documents de voyage. En tout cas, Dr Sakoba Keita exprime sa vive préoccupation : « C’est bientôt la fête. Les déplacements sont nombreux. On m’envoie des faux certificats pour en faire à travers tout le pays. Je ne peux pas tous contrôlé. Dans ces conditions, nous on s’attend à un boom de contamination dans les jours à venir. Pourquoi? Parce-que nos parents ont complètement délaissé les mesures de barrière », a fait remarquer le Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire.

Alpha Amadou Diallo explique son choix pour faire la fête à l’intérieur du pays : « C’est toujours un plaisir pour moi d’aller au village, surtout pendant cette fête de Tabaski. C’est l’occasion de fêter à côtés des nos parents et changer un peu de milieu et être loin de stress de Conakry. », soutient ce jeune commerçant rencontré à la gare routière de Bambéto.

 Mais face à une forte demande pendant cette période, on est souvent confronté à rareté des taxis liés à la restriction des voyages à l’intérieur du pays en raison de la pandémie et le dédoublement de transport à cause de la limitation du nombre de passagers à cause du Coronavirus.

Malgré les moyens de bord, chacun se débouille de sa façon pour se rendre au village afin de célébrer cette importante fête musulmane. Par contre, d’autres préfèrent rester à Conakry pour éviter le calvaire de la route.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.