FIF 2022 à Kinshasa : ‘’Nous allons sensibiliser les femmes à la culture et l’utilisation des outils du numérique’’ (Dieudonné TSHIBANGU, Consultant)

En prélude du Forum International de la Femme (FIF) qui se tiendra du 9 au 13 Novembre 2022 à l’hôtel Pullman Kinshasa, en RDC, notre rédaction a tenu son micro à Monsieur Dieudonné TSHIBANGU, Consultant et Directeur Général de COFITECH Corporate, une entreprise qui évolue dans le numérique.

Avec lui, nous avons échangé sur les opportunités qui s’offrent dans ce secteur ainsi que la rencontre de Kinshassa.

Nous vous livrons l’intégralité de l’interview de Monsieur DT, un magnat du numérique en Afrique. _ 

Bonjour, pouvez-vous parler de vous et votre parcours en quelques mots ? 

Je me nomme Dieudonné TSHIBANGU, mes proches m’appellent « DT ». Je suis Consultant et Entrepreneur dans le domaine du numérique, avec comme spécialités : Gouvernance IT & Transformation digitale. J’ai créé et dirige depuis 2017 COFITECH Corporate (www.cofitech.cd) qui est une entreprise de services du numérique (ESN), de la sous-traitance et de la formation.

 En quoi consiste votre travail ?

En tant que Consultant, j’accompagne de bout en bout les entreprises publiques ou privées, les organisations gouvernementales et non gouvernementales ainsi que les particuliers (personnalités publiques ou privées) dans l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie e-marketing, communication digitale ainsi que dans la gestion des processus de la transformation digitale. Aussi, j’aide de bout en bout les décideurs à développer leur CRM (Customer Relationship Management) en utilisant les solutions Microsoft.

Quel est l’impact du digital sur les entreprises africaines ?

D’une manière générale, la transformation digitale (digitalisation) permet aux entreprises d’être plus performante. En effet, elle permet d’améliorer les workflows en gagnant un temps précieux sur certaines tâches. De plus, cela lui permet en même temps de réaliser des économies.

Au Sénégal par exemple, malgré la pandémie du Covid-19, la contribution du numérique (digital) au PIB atteint désormais 10 %, satisfaisant et c’est l’un des objectifs fixés pour 2025 dans la stratégie Sénégal numérique 2025 (SN2025), soutenue par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

En RDC (Kinshasa), grâce aux efforts du Gouvernement de la République à travers le Ministère du Numérique, plusieurs entreprises et établissements publics sont en processus de digitalisation de leurs 

services. C’est le cas notamment de : la déclaration des impôts (e-déclaration) de la DGI (Direction Générale des Impôts) ; la demande de visa (e-visa) de la DGM (Direction Générale de Migration. Pour lutter contre les anti-valeurs, le Ministère des Finances de la RDC, a mis en place un outil digital pour communiquer directement avec la population sur le cas de : Plaintes pour tracasseries fiscales, dénonciation des cas de fraudes tant douanières que fiscales, dénonciation des cas de détournements des deniers publics, dénonciation des cas d’évasion fiscale…

 Quels sont les bénéfices de la digitalisation de son entreprise ?

La digitalisation (transformation numérique) peut se définir comme un procédé visant à transformer des processus traditionnels, des objets, des outils ou des professions par le biais de nouvelles technologies digitales afin de les rendre plus performants. Désormais il est possible de traiter tout en ligne. C’est la suite logique de l’évolution technologique, d’internet et de l’information.

Les entreprises peuvent tirer de multiples bénéfices de la digitalisation tels que :

• un gain de temps

• une communication plus rapide, mais également simplifiée et à moindre coût, que cette communication soit interne ou externe à l’entreprise.

• elle permet également une meilleure collaboration au sein des équipes

• elle permet la collecte de données des clients, ainsi qu’un traitement facilité de ces données afin d’affiner la cible de l’entreprise et de perfectionner les méthodes de marketing.

 Vous êtes pressenti au FIF 2022 à Kinshasa. Que diriez-vous à ces femmes venant du quatre coins du monde ?

Pour rappel depuis 2 ans, mon entreprise COFITECH Corporate a mis en place un programme dénommé « WOMEN 3.0 – La Femme à l’ère du Numérique » qui a pour objectif principal de sensibiliser et former de bout en bout EXCLUSSIVEMENT les femmes et jeunes-filles à la culture, l’utilisation, aux outils et métiers du numérique. Dans le cas du FIF 2022, nous allons sensibiliser les femmes à la culture et l’utilisation des outils du numérique. Nous allons poursuivre les objectifs ci-après :

• Primo : Outiller la femme en la rendant beaucoup plus performante et avisée dans la gestion de son quotidien – que ce soit dans son foyer, dans l’éducation et instruction de ses enfants, dans son travail et/ou dans ses rapports avec la société qui se développe et se complexifie davantage ; 

• Secundo : Développer chez la femme des capacités et compétences innovantes dans le secteur du Numérique afin de lui permettre d’être compétitive sur le marché de l’emploi et des opportunités de promotion afin de préserver l’équilibre et de maintenir l’égalité de sexe dans les postes clés et des autres postes de la société congolaise ; 

• Tertio : Booster l’innovation et la créativité et réveiller l’esprit entrepreneurial chez la femme afin qu’elle participe au développement socio-économique et au progrès technologique de notre pays ; 

• Quarto : Conscientiser la femme sur la nécessité de se former en permanence afin qu’elle soit efficace et efficiente en vue de dresser les enjeux et défis futurs et de répondre aux problèmes de l’humanité en général et particulièrement de notre société africaine. 

 Quel est votre dernier mot ?

Permettez-moi de vous rappeler ce qui suit : avec l’arrivée massive du digital, les entreprises sont en effet amenées à repenser leurs processus, leurs modes de fonctionnement, leurs pratiques managériales, et finalement leur culture d’entreprise. En France, le numérique ne compte que 33 % de femmes dans ses effectifs contre 53 % de tous secteurs d’activité confondus. Un fossé qui se creuse considérablement lorsque l’on aborde les fonctions plus techniques ou purement informatiques. Face à ce constat, la formation des femmes au numérique devient une priorité. Le risque dans le cas contraire : créer des applications, des technologies et des solutions d’intelligence artificielle biaisées. Voilà pourquoi il est nécessaire de former les femmes aux métiers du numérique pour éviter de reproduire les biais masculins.

Je remercie infiniment les organisateurs en l’occurrence de Madame Katal Gisele de l’opportunité qu’ils m’ont accordé d’être parmi les intervenants du prestigieux Forum International des Femmes « FIF », édition 2022. Merci également à vous cher Journaliste.

Uche EJIMS 

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