‘’Fils adoptifs du Président’’ : tocards, méprisants !

Qui sont-ils ces hommes sans résipiscence? Combien font-ils dans les sphères administratives ? D’où viennent-ils ? De quoi sont-ils sûrs, ces tocards méprisants ? Que cachent-ils vraiment en s’abritant derrière ce paravent  ‘’Fils adoptifs’’ du Président Alpha Condé ? Ces questions et d’autres perforent l’esprit de plus d’un Guinéens avisé de la scène administrative et financière du pays.

Et pourtant, outre Bantama Sow, l’homme d’Harvard, connu et reconnu du Président Alpha Condé et publiquement, ils sont nombreux aussi ceux qui se font appeler, très outrageusement, fils du président, une façon pour eux d’influencer sur des décisions, de perpétrer d’actes empestés allant jusqu’au terrorisme financier. Après tout, certains de ces fils adoptifs occupent des fonctions dont la gestion laisse à désirer, mais dont on ferme les yeux, par mansuétude, par appréhension ou par accointance tacite. Le partage du butin étant la chose la mieux briguée et utilisée.

Ces imbuvables arrogants sont soit des gavroches d’anciens militants du RPG, soit des financiers du parti ou proches comme tels, aux moments difficiles, soit des gens auto-forgés de toutes pièces pour faire du surplace dans la galaxie présidentielle et qui ont fini par se faire accepter comme fils adoptifs du Président.

Une identité remarquable à tous, sinon presque: l’arrogance, la discourtoisie. Mais aussi et surtout, l’absence d’expérience dans la gestion des affaires publiques. Certains parmi eux – Dieu sait qu’ils sont nombreux – n’ont géré ni cabine téléphonique, encore moins une bassecour, mais, ils confabulent, agacent, offensent et menacent. Au nom d’une soi-disant proximité avec Alpha Condé. Ces tocards sont pour l’essentiel des anarchistes, des perturbateurs, aux antidotes des bienséances élaborées, aux bonnes pratiques. Ils sont donc des difformités, d’autres vices du régime. Même si certains parmi eux brandissent une identité pour se faire plaire, dissimuler des balourdises, se faire craindre ou tout simplement, ensevelir des carences notoires.

Si Mohamed Diané est confirmé à sa place, il doit absolument se pencher par ailleurs sur cette meute de tocards méprisants, en filtrant davantage, mais aussi à dénicher ceux qui en font trop, afin de leur remonter les bretelles. C’est cela aussi ‘’Gouverner autrement’’, en attendant que l’UFDG ne reprenne son slogan plagié qu’elle revendique déjà.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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