Fiscalité : l’État guinéen veut régulariser le secteur informel

L’État guinéen veut régulariser le secteur informel pour une bonne fiscalisation. Ce sujet était au centre d’une conclave tenue cette semaine à Conakry par les acteurs du secteur (cadres des ministères du Commerce, du Budget, des Finances, opérateurs économiques…) en présence du président de la République Alpha Condé. L’objectif est de permettre à l’État de profiter pleinement des taxes et impôts payés par les commerçants dans les différents marchés du pays, qui n’arrivent généralement pas aux caisses étatiques.

Pour accompagner ces acteurs, le président Alpha Condé a invité le Premier ministre et l’ensemble des membres du gouvernement, entre autres les ministres des départements du Budget, des Finances, du Commerce et de l’Agence de promotion des investissements privés (APIP) à prendre en compte les préoccupations du secteur informel et à s’employer à dérouler les mesures d’accompagnement pour soutenir ceux qui se sont déjà lancés dans le domaine et convaincre ceux qui hésitent encore à se lancer.

En dépit de l’importance de l’informel pour l’économie guinéenne, le secteur peine à se régulariser. Pourtant, il pèse des milliards de francs guinéens et emploie une partie importante de la population. Mais les sommes versées au titre de taxes et impôts sont généralement négociées entre les opérateurs informels et les agents de terrain chargés de la mobilisation des ressources, en fonction de l’humeur de ces ceux-ci. Pis, seule une petite partie de l’argent récolté arrive à bon port, le reste prend une destination inconnue.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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