Forum de l’étudiant guinéen : les leçons d’une rencontre de la honte

Ce fut la rencontre de la honte avec des cabris et un président de la République volcanique qui s’est emporté devant une fourchette d’invités étrangers. Mais une rencontre quand même vécue en début juin. Le forum de l’étudiant guinéen aura laissé des traces indélébiles. Plus d’un mois après, Yéro Baldé tire les leçons.

Extrait : «C’était un défi à relever, d’autant plus que nous avions très peu de temps pour l’organisation matérielle de ce salon de l’étudiant, dont le but est de mieux réussir la prochaine rentrée universitaire. Il s’agit en effet, d’informer suffisamment, et de sensibiliser les futurs bacheliers, sur l’Université et les débouchés après les études, car de nos jours, toutes les problématiques pour l’emploi, sont posées dans ce genre de forum qui attire de nombreux partenaires privés et publics, pour créer les contacts avec différentes institutions. »

Néanmoins, « On peut retenir que pour ce premier forum, l’immersion a été réussie au vu de l’affluence qui a largement démontré l’intérêt de ce salon tout au long duquel les participants ont largement exprimé leurs points de vue desquels les leçons et les conclusions utiles seront tirées. » Selon le ministre, s’exprimant dans Inside, « Auparavant, il y avait un vide béant qu’il fallait combler, vu l’absence de structures susceptibles d’informer et d’orienter les étudiants. Un forum de cette nature contribue à combler ce vide, d’ailleurs, on y a recours dans tous les pays développés et cette pratique courante ailleurs, est une nécessité chez nous pour donner plus de visibilité aux entreprises, aux universités mais surtout aux étudiants et aux futurs bacheliers. »

Pour Yéro Baldé, le constat n’est pas récent que nos entreprises se plaignent, non seulement du niveau de nos diplômés à la recherche d’emplois, mais de la nature même de ces diplômes totalement inadaptés aux réalités de ces entreprises pourvoyeuses d’emplois. Les formations de nos étudiants ne leur conviennent pas ; il n y a pas d’adéquation entre le type de métier qu’elles offrent et les formations dispensées dans nos établissements d’enseignement supérieur.

 

Il parait que le département en collaboration avec l’Enseignement technique et la formation professionnelle, travaille pour une réelle politique d’adéquation entre formation et emploi. De quoi faciliter l’insertion des diplômés issus des écoles guinéennes. Un challenge !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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