Francis Béhanzin (CEDEAO) : l’autre complice du crime ?

Il est un ami et proche du président ivoirien, tout aussi dans la même boulimie du pouvoir qu’Alpha Condé. Il va donc de soi que le général Francis Béhanzin, commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO joue le jeu des deux aliénés de la présidence à vie dans l’ouest africain.

« Là où on nous a interdit l’accès, là où les forces de l’ordre ont empêché nos représentants, bien-sûr on n’a pas ces résultats, mais ces résultats ne comptent pas. Lorsque la police et la gendarmerie viennent prendre les urnes avant le dépouillement et les envoyer chez le préfet ou le maire, ces résultats on ne peut pas les compter. Le code électoral précise que le dépouillement doit avoir lieu au bureau de vote et le PV est dressé à l’issue du dépouillement, chaque candidat a une copie, une autre copie est affiché pour le public. Mais avec ce scrutin, il y a eu des cas où ils n’ont pas donné des copies, parce que nos représentants ont été chassés, bastonnés ».

Cette dénonciation symptomatique de Dalein Diallo devrait pousser à faire raison garder, surtout quand on est commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO. Avec une implication outrancière et patente des forces de défense et de sécurité, de l’administration locale ou au niveau central dans le processus électorale, Francis Béhanzin, devrait changer de discours au lieu de caresser le pouvoir dans le sens des poils et donc vouer aux gémonies l’opposition : «Si nous voulons bâtir le pays, nous devons éviter le désastre et le chaos, parce que, c’est Dieu qui donne le pouvoir. Les voies de recours existent pour d’éventuels recours, que les candidats en lice auront. Je n’en dirai pas plus », a coupé court ce délégué de la CEDEAO.

Ce commissaire sait pour autant que l’opposition ne prend aucune « disposition pour que le processus ne se déroule bien, ni pour entraver au bon décomptage des voix. C’est eux qui ont mis en place des mécanismes pour biaiser le processus électoral, à partir du refus de la distribution des listes électorales, le refus d’envoyer des délégués partout, le refus de la mise à disposition des procès-verbaux, le refus du décomptage et de la centralisation sur les lieux de vote. Cette entrave qu’ils essayent de faire, ce n’est pas l’UFDG qui le fait », a laissé entendre Ousmane Gaoual Diallo.

Béhanzin sait plus que quiconque qu’Alpha Condé est en train de perpétrer un holdup, après le passage en force de la modification de la Constitution. Avec ce refus d’ouvrir les yeux sur l’évidence, ce commissaire se révèle être le complice parfait du crime en Guinée. Ni plus, ni moins !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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