François Soudan : une certaine arnaque mal … plagiée !


François Soudan, Alpha Condé et le plagiat orchestré autour d’un titre que se dédie le Général de Gaulle : ‘’Une certaine idée de la France’’. Cette certaine œuvre est celle d’un filou (en manque d’inspiration) connu et grand habitué des Palais africains dont les pensionnaires sont pour l’essentiel des autocrates.

Depuis en effet la parution, cette semaine, du livre consacré à Alpha Condé et à son combat politique et dont François Soudan, l’ami-journaliste de JA est l’auteur, les commentaires vont dans tous les sens. Sauf là où ils doivent aller. Il s’agit d’une certaine arnaque faite de plagiat mal élaboré. Le titre estampillé sur le livre – Une certaine idée de la Guinée – « revient sur l’itinéraire hors norme qui est le sien, de la Sorbonne enfiévrée de Mai-68 au palais de Sekhoutouréya, en passant par la maison d’arrêt de Kaloum et les combats de la mythique Fédération des étudiants d’Afrique noire en France. De la décolonisation à l’émergence, de Sékou Touré au pluralisme démocratique, la saga d’Alpha Condé se confond avec l’Histoire contemporaine de la Guinée, en même temps qu’elle s’inscrit dans celle de tout le continent africain. »

En réalité, François Soudan aura voulu faire transformer Alpha Condé en  Charles de Gaulle se faisait « une certaine idée de la France ». Mal lui en a pris, car, l’arnaque raté. François Soudan a été vite découvert dans ses tromperies mal tissées, à l’image même de ses biographies consacrées à Nelson Mandela et à Mouammar Kadhafi, ainsi qu’un livre d’entretiens avec Paul Kagame. François Soudan est un imposteur : Alpha Condé n’est pas de Gaulle. Ce de Gaulle qui, dans ses Mémoires de guerre déclarait si impétueusement et avec autant de patriotisme que de rage à redonner la France toute sa grandeur : « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. »Charles de GAULLE (1890-1970), Mémoires de guerre, tome I, L’Appel, 1940-1942 (1954).

A priori, ni le contexte, ni le personnage, encore moins ce qu’il incarne, ne devraient pousser François Soudan à faire autant de plaisirs à Alpha Condé, en l’assimilant au Général. L’opposant historique devenu de plus en plus autocrate a eu du mal à se trouver un modèle : d’abord, il se dit le Mandela guinéen, puis Obama, etc., finalement, il incarne le despotisme sous les tropiques. C’est dire que c’est un crime de lèse-majesté que vient de perpétrer François Soudan, saisi par l’appât du gain, à travers une arnaque mal élaborée.

De Gaulle est souillé, lui qui est  un écrivain parmi les grands du siècle dont son entrée dans la prestigieuse collection de La Pléiade (Gallimard, 2002) en fait foi. Lui qui proclame : « La France ne peut être la France sans la grandeur. » Contrairement, à ce que laissent entendre les faiseurs de rois en Guinée, Alpha Condé a euthanasié la Guinée et les Guinéens. Il les a divisés. Il en a vendu les ressources minières à des proches, amis, parents et coquins. Des communautés ayant vécu des siècles durant en parfaite harmonie se regardent désormais en chiens de faïence. En Guinée, on raisonne partout sous le prisme du tribalisme, de la communauté et de l’appartenance ethnique.

A traversUne certaine idée de la France de Gaulle passe entre autre en revue tous les thèmes: son économie, son identité, sa diplomatie, son idéal…, pour apporter un éclairage précis et concret. L’auteur revient sur la campagne présidentielle, une campagne hors du commun, inimaginable même par les plus talentueux des scénaristes. Ce livre dresse un constat lucide sur la situation de de la France tout en proposant des solutions. Il s’adresse à tous les patriotes, à tous ceux qui ne veulent pas que la France continue à décliner et qui veulent que la France reprenne son destin en main afin de retrouver sa place au sein des grandes nations.

François Soudan devait se refuser à mettre en parallèle – de la façon la plus maladroite – Alpha Condé et de Gaulle. Aucune analogie possible donc de destins croisés. Par contre, entre de Gaulle et Bonaparte, le jeu est bien possible, selon des historiens : tous ont vécu deux retours au pouvoir, celui de Napoléon en 1815 après avoir abdiqué en 1814 et celui du Général en 1958 après s’en être démis en 1946. De Gaulle, « Une certaine idée de la France » et donc différent de Alpha Condé, « Une certaine idée de la Guinée ». A moins qu’on ne soit comme François Soudan avec son plagiat mal inspiré.

Selon des critiques littéraires, « Les commémorations du débarquement remettent le général de Gaulle à l’honneur. On peut débattre à l’infini sur les options politiques et sur la moralité du personnage, mais on ne peut nier son élan patriotique qui lui faisait dire qu’il avait « une certaine idée de la France ». François Soudan peut continuer son arnaque. Mais, de grâce, qu’il ne souille pas le général de Gaulle. Il peut encenser les despotes africains qui rêvent de 3è mandat ou/et de présidence à vie. En Guinée, les démocrates sont en rangsserrés pour mater toutes velléités. Tant pis pour ceux qui défendent le projet pour sauvegarder leurs intérêts mal acquis. Mais qui ne peuvent prospérer que dans la nébuleuse guinéenne.

Allô, Damaro et Cie !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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