Front anti-accords du 12 : que faire maintenant ?

On perd toujours moins dans un compromis, aussi peu favorable soit-il, que d’aller à l’affrontement. Le front anti accords a dû le comprendre à ses dépens. Des pétitions ont été signées. Des menaces ont été brandies. Des polémiques ont été alimentées. Des invectives envoyées. Des compromissions dénoncées et des complots déplorés. Mais, finalement, le Code électoral a été modifié.

On se demande bien quel sera le nouveau chemin à suivre pour tuer dans l’œuf lesdits accords. Des voix s’élèvent encore et toujours pour évoquer la Cour constitutionnelle. Ces acteurs-là n’auront pas gain de cause, a déjà tranché un constitutionnaliste sur les ondes de la radio nationale, vendredi soir. Et très vite, cette fronde mise sur des manifestations de rues pour dénoncer ce qu’elle appelle violation de la loi.

Pourtant, c’est moins une violation qu’un consensus. Ce consensus au nom duquel biens des différents ont été aplanis en Guinée, au plus fort moment des crises.  Il y a des perdants et, absolument des gagnants.

De toute évidence, on peut se tromper en insistant sur une position qui est pourtant profitable à l’une des parties. «Les partis politiques c’est quand même l’art d’occuper le pouvoir quel que soit le programme et de piquer les idées des autres pour les appliquer si on voit qu’elles marchent », note un politique. Après tout, tranche Michel Colucci, dit Coluche « Les hommes politiques font du show-business, et donc n’importe qui sachant faire du show-business peut faire de la politique. » Aux dernières nouvelles, on apprend que le front aiguise son inspiration afin de trouver une réplique au vote du Parlement. Il cherche un canon pour tuer une mouche !

 

Jeanne Fofana, wwww.kababachir.com

 

 

 

 

 

 

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