Frustrations au Supérieur : Bah Oury veut « une démarche globale »

Les enseignants et autres membres d’encadrement au niveau de l’Enseignement supérieur ont bénéficié d’une réelle revalorisation de leurs salaires. Cette démarche alimente une vive polémique. Or, comme le rappelle Bah Oury, « il y a trop de problèmes dans le système éducatif guinéen. Il y a des problèmes qui auraient dû être résolus depuis plus de 10 ans, depuis plus de 15 ans. Mais rien a été fait et chaque jour, il y a des accumulations  de frustrations ».

Aujourd’hui en tout cas, de nombreux frustrés criant à l’injustice se font entendre. C’est pourquoi estime le vice-président exclu de l’UFDG, il était question de résoudre ce problème qui est global.Après tout, « La crise est profonde. Il est souhaitable d’avoir une démarche globale au risque de créer des appétits catégoriels et de frustration dans certains secteurs qui estimeront être lésés. Il faut avoir une démarche globale pour parvenir à des résultats qui peuvent être tangibles. » A son avis, c’est un problème de fonds, ce n’est pas des formules qu’il faut, ce sont des réformes en profondeur. En revanche, « Je suis content pour ceux qui ont une amélioration de leur salaire. C’est une bonne chose. Mais ceux qui n’en ont pas, vont grogner. Et en fin de compte vous allez voir ce que ça va donner. »

Mesurant la question de demande sociale en Guinée, Bah Oury estime que celle-là nécessite des réformes économiques en profondeur. Et là,  « ça interpelle aussi bien la politique budgétaire que la politique monétaire de ce pays. Il ne suffit pas de distribuer de l’argent dans un contexte où on ne maîtrise pas les paramètres économiques, parce qu’au long terme, ce sera une inflation qui va grignoter le peu de supplément que des gens ont obtenu. »

Malado Kaba et Yéro Baldé apprécieront. En tout cas, au niveau du Pré-universitaire, K au carré est tout aussi attendu.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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