Gabon : le QG de Jean Ping pris d’assaut par la garde républicaine, au moins un mort

Au lendemain de la réélection contestée d’Ali Bongo Ondimba pour un second septennat avec 49,80% des voix, le Gabon est toujours sous haute tension. Plusieurs émeutes et pillages ont éclaté dans la capitale Libreville, où l’Assemblée nationale a été incendiée. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le QG de Jean Ping a été pris d’assaut par les forces de sécurité.

Selon l’opposition, au moins deux personnes ont été tuées dans l’assaut. Jean Ping, annoncé perdant avec 48,23% des suffrages, a accusé les forces de sécurité d’empêcher les services de secours de prendre en charge les blessés. L’assaut, lancé en milieu de nuit, était toujours en cours jeudi 1er septembre aux premières heures de la journée.

 

11h10 – L’Union européenne appelle au calme face à « une situation de crise profonde ».

11h – Le boulevard Triomphal, la grande artère qui traverse le centre de la capitale gabonaise et dessert les grandes institutions comme l’Assemblée nationale et plusieurs ministères, affiche jeudi matin les stigmates des violences, rapporte l’AFP.

Des barricades y sont encore fumantes, et des voitures calcinées et des bâtiments attaqués y sont également visibles.

10h45 – Selon notre correspondant sur place, un conseil des ministres aura lieu à 11 heures.

10h25 – Selon des sources concordantes, Internet est actuellement inaccessible au Gabon.

9h43- Selon Pierre-Claver Maganga Moussavou, candidat du Parti social-démocrate (PSD), il est impossible de prédire la suite des événements. « Dans le passé, nous avons déjà connu des réactions éruptives comme celles-ci », explique-t-il à Jeune Afrique.

« Il convient désormais à l’équipe de Jean Ping, si elle le souhaite, de porter recours auprès de la Cour constitutionnelle. Encore faut-il que cela serve à quelque chose », ajoute Pierre-Claver Maganga Moussavou, en allusion aux accusations de proximité entre le pouvoir et la Cour.

« C’est un coup dur pour ceux qui pensaient que les choses allaient enfin changer. Personnellement, j’aurais aimé que Jean Ping soit proclamé vainqueur », explique l’ancien candidat, qui avait refusé se ranger derrière la candidature de l’ancien patron de l’Union africaine.

9h35 – Des heurts ont également éclaté à Mouila, chef-lieu de la province du Ngounié, dans le centre du Gabon. C’est ce que rapporte Pierre-Claver Maganga Moussavou, maire de Mouila et candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 août.

« Des jeunes ont érigé des barricades hier dans la ville. Une maison liée au PDG (parti au pouvoir) a également été incendiée », rapporte le maire de la ville, contacté par Jeune Afrique.

« Je condamne ces violences et j’appelle les forces de sécurité à contenir les foules pacifiquement », rajoute Pierre-Claver Maganga Moussavou.

09h18 – Le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, confirme la mort d’une personne, en marge de l’intervention des forces de l’ordre au sein du QG de l’ancien patron de l’Union africaine.

« Nous n’avons pas d’information sur les circonstances de la mort de cette personne, dont le corps a été découvert près du QG de Jean Ping », a-t-il indiqué.

Interrogé sur les arrestations en cours, Alain-Claude Bilie-By-Nze n’a pas précisé  le nombre d’interpellations. « Des arrestations de casseurs sont en cours », a-t-il déclaré.

Avec J.A

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