Gabou 2016: fini le symposium de la 27ème édition de la SAFRA

Les travaux de symposium de la 27ème édition de la SAFRA, véritable instrument d’intégration sous régionale, ont pris fin cet après-midi, mercredi, 28 décembre 2016 dans la Région administrative de Gabou (Guinée Bissau).

Par la voix de son porte-parole, SidyKoulibaly, le Comité scientifique, a relevé avec une attention particulière, la faible présence des jeunes dans les instances de décisions, le déficit de logistique et d’organisation de la foire SAFRA, l’absence des bases de données, de communications entre les Etats ayant la même position géographique.

Selon le comité scientifique, les épidémies, les changements climatiques, la non application des protocoles de la libre circulation des personnes et de leurs biens dans l’espace SAFRA, la migration clandestine et le manque de suivi représentent une menace pour la SAFRA.

Pour faire avancer la SAFRA et minimiser la problématique du sous-emploi des jeunes, le comité scientifique estime qu’il faille créer des commissions média (site internet) et santé, élaborer un plan d’intégration de 10 ans, redynamiser les réseaux existants, améliorer la logistique, mettre en œuvre des résolutions de la 27ème édition de la SAFRA, valoriser les produits judiciaires et organiser des voyages d’étude.

Pour le Maire de la Commune de Sélibay, HadramiWedad, «Il faut que les pays membres de la SAFRA aillent plaider la cause de cette institution auprès de leurs Chefs d’Etats. En plus, il faut nous soyons pragmatiques et directs. La SAFRA a besoin d’un plaidoyer fort pour atteindre ses objectifs. Cela est un travail de haute facture que nous devons accomplir…»

En ses termes, le président du Bureau de coordination, Mama Manet, a mentionné : «Les autres organismes internationaux (CEDEAO, l’UA, l’OMVG, l’OMVS) ont commencé pauvres comme nous. Avec la volonté commune, notre organisation va prospérer…»

Dans ce cadre, les Maires ont une position stratégique pour pousser la SAFRA vers son destin. Il s’agit d’adapter cette organisation juvénile et sous régionale, aux exigences de l’époque actuelle. Ceci, pour éviter sa jeunesse n’aille plus mourir en Méditerranée ou ne soit ni instrumentalisée par des narcotrafiquants, ni par des réseaux mafieux des groupes terroristes.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

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