Le général Konaté et Cellou Dalein Diallo, main dans la main à Paris

C’est une rencontre inédite entre deux mastodontes du monde politico-médiatique guinéen. Un face à face historique entre deux personnages phares de l’histoire guinéenne des deux dernières décennies. Mercredi soir, l’ancien président de la transition, le général Sékouba Konaté, et le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, Cellou Dalein Diallo, se sont retrouvés dans un luxueux hôtel, en région parisienne.

Les deux hommes se sont entretenus en privé, loin des oreilles indiscrètes, pendant plusieurs dizaines de minutes. Un huis-clos dont on ne saura jamais, peut-être, le contenu.
A noter, néanmoins, que le patron de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, et l’ancien président de la transition étaient visiblement satisfaits de la rencontre.  » Aujourd’hui, la Guinée est gravement malade. La Guinée est alitée. Son pronostic vital est presqu’engagé. La Guinée a besoin d’être soignée. Pour cela, il faut un médecin chevronné, sage, qui respecte jalousement le Serment d’Hippocrate. Cellou Dalein Diallo, par exemple, a le profil de ce médecin tant attendu. C’est un homme de paix. Un homme compétent qui est capable de redonner une santé de fer à notre cher pays. Je suis persuadé que Cellou Dalein Diallo est capable de diriger la Guinée, non pas avec des slogans creux, mais en posant véritablement des actes concrets allant dans le sens de l’amélioration effective des conditions de vie de nos compatriotes dont l’écrasante majorité est cruellement privée de tout« , a lâché, souriant et détendu, le général  » El Tigre ».
 » En 2010, tout le monde sait ce qui s’est passé. La communauté internationale avait contraint le président Cellou Dalein Diallo à reconnaître sa défaite entre guillemets. Pour préserver la paix, pour éviter à ses concitoyens les affres de la guerre civile, il a accepté. C’est un homme patient. Dieu récompense toujours les gens qui sont patients. Je suis convaincu que son heure va bientôt sonner. En Guinée, la constitution prévoit clairement, au maximum, deux mandats présidentiel de 5 ans. Logiquement, en 2020, les clés de  » Sékhoutouréyah »doivent atterrir dans les poches de monsieur Diallo. Qu’on le veuille ou pas, monsieur Diallo est un véritable poids lourd de la scène politique nationale« , ajoute à nouvelledeguinee.com l’ancien président de la transition.
Et le Général de conclure: « Vvous savez, en Afrique, il est plus ou moins facile de venir au pouvoir. Mais, il est très difficile pour certains de quitter ce pouvoir« .
Avant de se quitter, l’ancien président de la transition, le général Konaté et le leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, ont décidé de rester en contact en permanence. En attendant un autre tête à tête.

Nouvelledeguinee.com

 

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