Génération débout en parti politique : Siaka Barry fait son entrée

On l’avait vu venir dans ce long marigot politique guinéen. Il est enfin là. Siaka Barry, ancien ministre et géniteur du mouvement Génération débout fait son entrée en politique. Il a fait cette annonce dans la presse locale. Et pourquoi ? « Parce que l’occasion fait le larron», fait savoir le nouvel homme politique.

Selon Siaka Barry, « L’occasion est aujourd’hui très bonne pour nous lancer dans la perspective de création d’un parti politique et cela ne vient pas de moi. Vous n’êtes pas sans savoir que depuis mon limogeage du gouvernement, il  a presqu’un an, nous avons pris du temps pour observer. On a pris du recul vis-à-vis des événements. On avait même pris du recul dans notre propre liberté d’expression. Nous n’avons même pas accordé d’interview aux médias et avons été  simple observateur de la vie politique pendant un an. » Il revient par ailleurs sur les péripéties qui ont conduit à son option prise : « Pendant cette année, nous avons consulté la jeunesse. Nous avons voulu savoir quelles étaient les orientations profondes que cette jeunesse était en train de nous dicter. Et aujourd’hui, croyez-moi, cette jeunesse veut changer le cours de l’histoire politique de la Guinée. Elle veut jouer son rôle, un rôle capital dans l’arène politique national. Cette jeunesse veut participer à la prise de décisions au niveau politique. »

Partant, « Pour qu’on puisse participer à la prise de décisions au niveau politique dans notre pays, il faudrait quand même, s’inscrire dans une logique de parti politique parce que la seule structure politique reconnue par notre constitution, est le parti politique. Donc, pour ne pas rester en marge, nous avons écouté le coup de cœur de cette jeunesse. Très bientôt, je dis bien, très bientôt, nous allons mettre en place une structure politique. Ce n’est même pas un simple parti politique mais une coalition de partis politiques(…) parce que le seul argument juridique derrière lequel se cachent les autorités pour empêcher nos rassemblements, c’est de dire que ‘’oui, c’est un mouvement, ce n’est pas un parti politique’’. Maintenant, puisque tel est le cas, nous allons revenir avec un parti politique, voir ce que ça va donner», rapportent nos confrères.

 

Vous êtes avertis.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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