Gestion des ressources humaines : l’administration publique s’en fou

Si on fait un petit tour dans certains départements ministériels du pays, on a l’impression que les fonctionnaires sont inutilement nombreux. Ils sont poirotent quand ils viennent au service. Certains n’ont même pas de bureau et donc sont contraints de déambuler de bureau en bureau s’ils ne sortent pas tout simplement des locaux pour s’asseoir dans un café à proximité.

Parmi cet effectif qui va croissant, de nombreux jeunes qualifiés qui n’attendent qu’à être mis en valeur. Et cela passe nécessairement par une réelle politique de gestion des ressources humaines. Une gestion quasiment absente dans les Ministères. Les fonctionnaires se gâtent. Ils ne peuvent pas valoriser leurs expériences et pratiques. Certains ont bien étudié dans des Universités occidentales, maghrébines et/ou orientales.

Faute de trouver mieux sur un marché de l’emploi très étriqué, ces diplômés n’ont de cesse de demander des postes de responsabilités afin de mieux assurer la relève de demain. Un bon groupe a réussi les autres se tournent les pouces.  Alpha Condé en est conscient. C’est pourquoi, au titre du premier point de l’ordre du jour du Conseil des ministres du jeudi dernier, il « a réitéré au gouvernement la nécessité de la gestion rationnelle des ressources humaines compétentes au niveau des structures de l’administration publique. » Seulement, il a cultivé le népotisme et le clientélisme dans le choix des hommes qui nous gouvernent. Partant, ils sont rare ces ministres qui font la promotion des jeunes cadres compétents. Les projets et programmes sont gérés par des proches, amis et membres de la famille du ministre, du Chef de Cabinet ou du DAF et autre secrétaire général du Département. Des gens qui leur sont absolument inféodés. Cette complaisance a des conséquences nuisibles. Et Alpha Condé est bien mal placé pour interpeller ses ministres. Allez-y voir le pourquoi !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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