Gouvernance : Papa Koly Kourouma n’est pas tendre avec la gestion d’Alpha Condé

L’ancien candidat aux élections présidentielles de 2010 et 2015 et toujours «officiellement» ministre conseiller à la présidence, Papa Koly Kourouma n’est pas tendre avec le pouvoir de Conakry. Dans une récente sortie dans la presse, l’ex-ministre de l’Énergie et de l’Environnement a peint une situation économique et sociale catastrophique de la Guinée. Dans son intervention, M. Kourouma n’a pas ménagé le pouvoir du président Alpha Condé. Il a dénoncé le mauvais état des routes et le manque de croissance économique dans le pays. «Le système fonctionne mal», a-t-il soutenu.

Selon lui, le réseau routier guinéen est complètement défectueux, racontant son récent voyage à N’Zerekoré (Guinée forestière) située à environ 1 000 kilomètres de Conakry. «De la rentrée à la sortie de Gueckédou, vous faite 1h 30mn ; pas à cause d’embouteillage mais plutôt des nid de poules. On ne peut même pas faire 1 kilomètre par heure. C’est catastrophique», a-t-il déploré.

S’agissant des conditions de vie de la population, celui qui semble s’être rapproché de l’opposition ne mâche pas ses mots. «La pauvreté est partout. La cherté de la vie ne connait ni l’opposition ni le mouvance présidentielle, elle frappe tout le monde quel que soit le bord que vous occupez», a rappelé l’ancien allié du RPG/Arc-en-ciel.  Pour appuyer ses propos, Papa Koly Kourouma a pris l’exemple sur le prix du carburant : sa cherté affecte tout le monde. Et le problème d’infrastructures routières «fatigue toutes les personnes en voyage».

Parlant de la croissance économique, l’opposant ne montre pas de satisfaction. «Les gens vivent dans la médiocrité, les infrastructures n’existent pas. On est enclavés et on vient dire qu’on a une projection de croissance de 5, 2%», a-t-il regretté avant de demander d’«aller dans les familles où certains peuvent rester une semaine sans mettre la marmite au feu».

Thierno Diallo, Kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.