‘’Gratuité du courant’’: l’incroyable échec d’un régime

Que sent-on vraiment – dans les foyers de la majorité silencieuse que défend sournoisement Alpha Condé quand il est question d’élections en vue ou quand il vit un différend avec ses réels opposants – de la gratuité du courant proclamée par le gouvernement, suite à la soi-disant riposte contre le Covid-19?

La réponse à cette question révèle si allègrement les autres échecs de ce gouvernement que dirige théoriquement Alpha Condé. En effet, depuis la riposte contre le Covid-19 déroulée par Kassory Fofana et de la façon la plus hasardeuse, les Guinéens se rendent à l’évidence : ils sont livrés à eux-mêmes.
En exemple, bien des foyers en haute banlieue de la capitale et dans les périphéries de la Presqu’Ile de Kaloum broient le noir. En lieu et place d’un courant électrique, les Guinéens vivent l’obscurité pour l’essentiel de la journée et des nuits. La pénurie est davantage plus marquée depuis la sortie de Don Kass faisant été de la gratuité de l’électricité. Plus aucun ménage
n’ait le courant toute la journée, toute la nuit. C’est la politique du tour-tour. Et il y a bien des incidences dans le panier de la ménagère.

L’achat de charbon (le gaz domestique est encore un luxe chez nombreux citoyens) dont le sac varie de 35 000 à 45 000 GNF en cette période de début hivernal grève le budget et fronce le visage de plus d’un père de famille. Et dire qu’on est en période de Ramadan où l’usage du précieux sésame est incontournable, plus personne ne pipe mot ! La flambée des denrées alimentaires sur le marché (le sac de riz blanc avoisine 315 000 GNF, contre 265 000 GNF avant le virus, suivi du Ramadan) fait le reste.

Aujourd’hui, on ne sait comment le gouvernement peut bien justifier cet échec de la fourniture normale de l’électricité, malgré tout le tapage qui a fini par nous faire rêver, hélas. Des milliards USD engloutis dans le secteur n’ont rien servi. Sauf enrichir un clan. Les Guinéens n’ont ni eau, ni électricité, dix ans après l’arrivée d’Alpha Condé. Covid-19 a donc davantage mieux révélé les faiblesses d’un système déjà hébété par ses
propres maillons.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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