Grève syndicale: Conakry paralysée ce lundi

La 4ème journée de la grève de l’inter centrale syndicale (CNTG-USTG) est largement suivie ce lundi à Conakry.
Sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa-Sonfonia-Cimenterie, zone traditionnelle des mouvements de protestation du régime d’Alpha Condé, il n’y a pas de circulation. Même si la route n’est pas barricadée, au moment où nous quittions les lieux, aucun taxi n’est visible sur la route  »Le Prince ». Même les conducteurs de taxis-motos, ont été sommés de quitter la route par une délégation syndicale de transport qui sillonne les lieux , afin que le mot d’ordre de grève soit suivi à la lettre.

Sur l’autoroute Fidèle castro, ou encore sur l’axe Taouyah-Kipé-Kaporo-Lambandji, c’est le même constat, la circulation est paralysée, peu de véhicules personnelles s’aventurent avec des risques énormes de tomber parfois dans des embuscades des jeunes en colère.
Sur le long des carrefours, on aperçoit des longues files d’attentes des personnes voulant se rendre soit au lieu de travail ou à leurs occupations quotidiennes.

Au grand marché Madina, en dehors de quelques marchands ambulants et des femmes vendeuses à la recherche du quotidien, boutiques et magasins sont restés fermés.

Dans la commune de Dixinn, la circulation est fluide. Quelques taxis-motos échappent au contrôle des responsables de syndicat de transport et assurent la relève, pour transporter certains citoyens au centre ville de Kaloum, mais avec des prix exorbitants.

A Kaloum, centre d’affaire et administratif de Conakry, les activités sont également paralysées, bien que l’administration et les banques sont restées ouvertes. La ville n’a pas fait le plein. Peu de travailleurs ont pu se frayer du chemin pour rallier le centre ville de Kaloum, en raison de la crise de transport. Le marché Niger bien qu’ouvert, n’a pas fait le plein. On aperçoit néanmoins quelques étalagistes et femmes vendeuses des condiments.

Du moins qu’on puisse dire, la grève de l’intercentrale syndicale est largement suivie à Conakry, en cette 4ème journée.
Alors que les négociations devraient se poursuivre ce lundi, l’inter centrale syndicale exige le retour du prix du litre du carburant à 8 000 FG à la pompe. Pendant que le gouvernement reste sur sa position et parle plutôt des mesures d’accompagnement.

Pour l’instant, les lignes n’ont pas bougé et la crise sociale s’accentue à la veille de la marche pacifique des acteurs de la Société civile prévue ce mardi 10 juillet, pour protester à leur tour, contre l’augmentation injustifiée du prix du carburant.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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