Grève émaillée de violences : que compte faire le gouvernement ?

Encore des morts d’hommes au cours de la grève des enseignants à Conakry. Sept Guinéens ont perdu la vie toutes par balles, selon des sources médicales. Le gouvernement est resté indifférent au cours du conseil des ministres qui a suivi ce décompte macabre. Aucun mot de la bouche d’Alpha Condé pour instruire à son Grade des Sceaux des enquêtes ou au moins s’en émouvoir.

Evidemment, Cheick Sakho avait annoncé une ouverture d’enquête. Des jours après, on ne sait plus rien. Aucune communication là-dessus. « Quelle que soit la force des syndicalistes, ils n’auraient jamais pu organiser ce qui s’est passé ce lundi. Il faut faire quand-même faire preuve de beaucoup de lucidité et d’éviter de faire peser sur un mouvement de grève, un mouvement de protestation qui est légal (…), qu’on pourrait même qualifier de légitime à ces violences innommables qui se sont passées ce jour-là », déclare le gouvernement.

Pour Damantang Camara, il y a eu mort d’hommes et quelle que soit la circonstance dans laquelle elle intervient la lumière doit être faite dessus. Selon des sources, en conseil des ministres, le Premier Ministre a encore rappelé aux différents services concernés, pour que lumière soit faite.

Tranchant dans le vif, le porte-parole du gouvernement avoue que le ministre de la Justice a tenu plusieurs réunions avec ses cadres. Rien ne filtre, même si, on parle d’ouverture des informations judiciaires. Le gouvernement estime que ce soit des gendarmes ou des policiers ou toute autre personne qui se soit rendue coupable de ces meurtres et quelles que soient les conditions dans lesquelles cela est arrivé, il faut que la justice arrive à trouver les coupables. « Je regrette qu’à date ça n’a pas été suffisamment fait », tranche Damantang Camara.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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