Grève des enseignants : l’opposition flingue la gestion d’Alpha Condé

Une semaine après la fin du plus important mouvement de grève dans le secteur de l’éducation guinéenne de ces dernières années, l’opposition ne décolère pas contre le gouvernement malgré la signature du protocole d’accord entre lui et les syndicats. Pour son porte-parole, Aboubacar Sylla, la crise qui frappe ces derniers temps l’école guinéenne illustre l’incompétence du régime du président Alpha Condé. « C’est un problème profond et récurrent qui tire son origine du laxisme régnant dans ce secteur, de l’insuffisance de ressources affectées à l’éducation ainsi que de la désorganisation qui existe au niveau de tous les secteurs d’activités du pays », affirme le leader de l’Union des forces du changement (UFC).

Selon lui, c’est la malgouvernance qui est exercée en Guinée depuis l’arrivée au pouvoir du président Alpha Condé. « Au niveau de l’éducation, il n’y a pas assez de salles de classes. Il y a un problème d’investissement. Dans certaines salles, il y a parfois jusqu’à 200 élèves », souligne-t-il avant d’ajouter que le secteur éducatif manque d’enseignants qualifiés parce que normalement il faut non seulement les recruter mais aussi les former.
Parlant de la qualité de l’enseignement dispensé, le député du groupe parlementaire Libéral-démocrate (opposition) suggère l’instauration de la rigueur dans les examens nationaux « pour que ce soient les plus méritants qui aient de diplômes, pour valoriser ces diplômes et les formations qui sont dispensées dans nos différents établissements ». Aboubacar Sylla estime que les affectations récemment décidées par le gouvernement ne vont pas résoudre le problème de éducation car, explique-t-il, les autorités n’ont pas la capacité de faire des analyses sérieuses.
Thierno Diallo, Kababachir.com

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