Grève perlée : Alia Camara sera-t-il entendu ?

 

Le vendredi dernier, l’Inspecteur du Travail Alia Camara tente de ramener dos à dos acteurs syndicaux, perturbateurs, frustrés et autres. Et pour y arriver, il a rappelé des communiqués et autres actes signés. Maladroitement, une façon de calmer les ardeurs. Et éventuellement essayer de distraire les plus coriaces.

Qu’il parle de grève perlée qui peine à se tailler des perles ou autre, Alia Camara ne saurait être entendue. Encore plus en ce début de semaine où même le centre des affaires, Kaloum est désespérément vide. La haute banlieue rythme aux jeux du chat et de la souris et aux jets de cailloux contre du gaz lacrymogène. Pourtant, selon l’inspecteur général du travail une grève perlée n’est pas une cessation complète d’activité, « une grève perlée est une façon de ralentir les activités professionnelles. On ne cesse pas complètement le travail, on ralentit la production ».

Partant, sur les ondes des médias d’Etat, Alia invitait : « de respecter le fonctionnement normal de l’administration mais également le fonctionnement normal des entreprises privées. Et que personne ne s’oppose au libre exercice de l’activité professionnelle des autres travailleurs. Ceux qui veulent aller au travail qu’on ne s’oppose pas à cette liberté-là. On est libre d’engager la grève, mais les autres travailleurs aussi sont libres de poursuivre l’activité professionnelle ».
Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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