Grève dans les universités privées : toujours pas d’accord pour la reprise des cours

Alors que les cours ont débuté depuis le 17 octobre dans les universités publiques du pays, les étudiants des institutions d’enseignement supérieur privées n’ont toujours pas repris le chemin des facs. En dépit des concertations qui se poursuivent entre les différents acteurs, aucun dénouement heureux n’est encore trouvé. L’un des principaux points qui fâchent, c’est la non-orientation des bacheliers dans certaines filières (techniques, médecine..). Selon un cadre dans une université privée, leurs institutions ont beaucoup investi dans la branche technique en prélude à l’ouverture des classes. Et le ministère a attendu à deux jours de la reprise des cours pour leur notifier qu’ils ne vont pas recevoir des étudiants dans certaines filières.

Par ailleurs, l’État reproche à ces universités de gonfler les notes des étudiants, voire leur nombre pour s’assurer de recevoir plus d’argent. «C’est un business», s’insurge un cadre du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, accusant ces universités privées d’être là uniquement pour se faire de l’argent sur le dos de l’État. «C’est lorsqu’on regarde le haut d’un immeuble que l’on se rend compte que c’est une université, certaines n’ont même pas de cour. Il n’y a pas d’infrastructures, aucune qualité. Il y a des problèmes d’ordre infrastructurel et pédagogique», a-t-il souligné. Chaque étudiant orienté dans une université privée coûte près de dix millions de francs guinéens par an à l’État.

Quant à la décision de ne pas orienter les nouveaux étudiants de l’année universitaire 2016-2017 dans les branches techniques, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique la justifie par le manque d’équipements, de matériels adéquats et de formateurs qualifiés dans les universités privées où il n’y aurait que de la théories.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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