Grogne des femmes à Fria : Situation toujours tendue!


 Au troisième jour d’un mouvement de protestation des femmes, qui exigent toujours le départ de la préfète, Mme Gnalen Condé, la ville de Fria est toujours sous le choc. Et ce, malgré le déploiement d’un contingent militaire en provenance de Boké pour renfort.

D’après nos sources, la nuit d’hier a été particulièrement agitée. Plusieurs citoyens, dont des journalistes  ont été violentés par les forces de l’ordre, au cours des opérations de maintien d’ordre.

« J’étais pile en face de l’hôpital préfectoral et soudainement, des gendarmes venus de Conakry pour renforcer le contingent militaire de Boké, sont arrivés pour disperser un attroupement de jeunes à coup de bombes lacrymogènes et de pierres.

Puis, ils s’en sont pris à l’hôpital en usant des mêmes gaz lacrymogènes et des cailloux. Et, moi qui faisais le direct sur la page Facebook du site, c’est là que je me suis vu malgré que je me sois présenté à eux, rouer de coups. J’ai été blessé au bras et j’ai aussi perdu mon téléphone et mon Dictaphone », regrette notre confrère de Guineenews, Mamadou Gueye.

Jointe au téléphone mercredi matin dans l’émission ‘’GG’’ chez nos confrères d’Espace fm, une femme explique le bien fondé de ce mouvement de protestation qui perdure :

« Madame la préfète de Fria, dans la promotion du 3ème mandat a reçu un montant important qu’elle devrait remettre aux femmes qui se sont rendues à Kindia pour la campagne du 3 ème mandat,140.000fg, chacune. Mais elle n’a finalement pas remis aux femmes qui ont quitté Fria pour Kindia. »

Aux dernières nouvelles, la tension reste vive ce mercredi à Fria.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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