Groupuscules armées dans les manifs: les Donzo, militants du RPG !

Le ministre le plus aphone – Rachid Ndiaye – du gouvernement, celui-là qui aura déçu beaucoup les Guinéens au regard de son background à l’international et dans la pratique mais qui n’aura rien pu faire au Département de la Communication sort des bois pour mentir. Et surtout accuser : « La Guinée est une démocratie dans laquelle les gens ont le droit de manifester. Mais ce que les gens n’ont pas le droit de faire, c’est d’intégrer dans les manifestations, des groupuscules armés.»

Non seulement c’est absolument faux, mais aussi, Rachid Ndiaye porte de graves accusations sur l’opposition afin de tenter de polir la gouvernance d’Alpha Condé sur qui pèse la tuerie de 94 personnes. De passage à Paris, il revient à la rencontre de ses anciens amis de TV5, de la RFI pour jeter en pâture les opposants. Il est en effet en mission d’Etat. Celle-ci consiste à faire passer le message jusqu’au Quai D’Orsay et à l’Elysée. Déjà, la nouvelle avait été donnée par des RPGistes extrémistes : déposer à qui de droit, toutes les images piquées sur Internet accusant Grenade militant de l’UFDG comme étant le sniper qui a liquidé 94 personnes toutes issues de la même famille politique ( ?). Le mensonge est trop gros pour être avalé par Paris.

Ce qu’a oublié certainement Rachid Ndiaye, c’est cette présence patente de ces hommes armés de fusils de chasse, communément appelés Donzo. Ceux-ci paradent à travers la ville, entretenus par l’Etat, nourris et logés. Ils sont pour l’essentiel des contre-manifestants. Si jusque-là on ne demandait quel était leur agenda caché, aujourd’hui, c’est connu : combattre les opposants par tous les moyens y compris par les armes. C’est bien la branche armée du RPG. « Ce sont des militants du RPG », a récemment tranché Damaro Camara, de la mouvance. Rachid Ndiaye doit en faire mention dans les médias occidentaux. Il ne doit pas l’occulter.

Seulement, les jeunes ont sérieusement malmené ces chasseurs en pleine capitale. Certains ont été identifiés à travers des cartes, d’autres, une partie de leur accoutrement enlevés. Ils sont démasqués. Mais bien protégés par l’Etat. La Défense nationale ne dit rien. La Sécurité non plus. On s’y accommode. C’est quand une même une grosse menace pour la paix sociale.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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