Guinea Airlines : Antonio Souaré joue à se faire peur !

L’hypothétique ou la mort-née compagnie Guinea Airlines, aux effluves outrancièrement politique, est actuellement sous l’emprise d’une impitoyable panique, dans les airs … politiques en feu. On le sait, personne ne panique si tout se déroule selon le plan établi. Il reste que ce plan branle et le ciel s’assombrit. Guinea Airlines est cloué au sol, à défaut de naviguer à vue.

Une occasion pour Antonio Souaré de jouer à se faire peur. Il se met ainsi en danger. Devant les flashes et autres caméras, l’émotion qui le saisit est intense, comme pour traduire un doute, une épreuve. A l’image du Petit chaperon rouge qui est sur le point de se faire croquer. La peur d’un lendemain incertain broie Antonio Souaré. Sachant donc que le silence est le plus cruel support de la panique, Souaré fait du doute, de certains journalistes, etc., une hantise. En cause : le nom du fils du Président cité dans Guinea Airlines.

Le patron de Guinée Games menace déjà : « J’ai porté plainte contre lui (le journaliste, NDLR), je vais le poursuivre au niveau de la justice internationale, même pas guinéenne parce que je sais où il est installé. C’est irrespectueux quand quelqu’un travaille comme ça. » Sauf que, persiste-t-il par ailleurs, « La compagnie, elle est créée, elle est là, les avions sont  disponibles, mais il y a des aléas. » Ces aléas sont-ils liés au nom cité dans les affaires ou à l’amateurisme avec lequel la compagnie ou de ce qui y ressemble veut faire du chemin en Guinée et ailleurs ?

En tout cas, le cas d’Alain Regourd, le fameux partenaire du Groupe Business Marketing (GBM) appartenant à Antonio Souaré et Cie fait débat. Considéré pour les uns comme un « mercenaire dans le ciel africain », un « sulfureux »  aux ambitions démesurée tant au Gabon, au Congo où il possède deux compagnies aériennes: Equajet basée à Brazzaville, et Equaflight Services à Pointe Noire, Alain Regourd est loin d’être fiable.

Il y a donc de quoi se faire du sang noir, en tentant de se faire peur pour certainement dissuader ceux qui creusent pour mettre à nue les péripéties de la mise en place de Guinea Airlines dont les liaisons prévues sont : Labé–Dakar-Banjul; N’zérékoré-Abidjan; N’zérékoré-Monrovia- Freetown; Kankan-Bamako-Abidjan; Siguiri-Bamako-Abidjan. On scrute toujours le ciel mais rien. Antoinio le confirme en désespoir de cause : « Nos avions ne volent pas encore au niveau local, c’est  parce que les aéroports ne sont pas prêts. »

Cette compagnie est-elle le fruit d’un partenariat public-privé, parce qu’on parle de la France, de la Türkiye entre autres ? Guinée Airlines dispose de combien d’avions ? Les aérodromes de Kankan, Labé, N’zérékoré, etc., sont-ils réceptifs aux avions du genre ? Cette flotte, comme c’en est une, assure-t-elle les voyages répétitifs d’Alpha Condé ou elle est à la solde de son géniteur, Antonio Souaré ? Enfin, a-t-on vraiment besoin de narguer des politiciens pour envoyer dans les airs des avions ‘’made in Guinée is back’’ ? Guinée Airlines est-elle différente d’Air Guinée dont parle Alpha Condé et son ministre aux fausses annonces, Oyé Guilavogui ? Le prix des billets seront-ils à la hauteur des Guinéens moyens ? Quelles garanties a-t-on pour la sûreté ? Jusqu’où la pesanteur du pouvoir va-t-elle tuer cette compagnie avec des voyages intempestifs de certains hauts perchés ?

Des questions et bien d’autres encore dont les réponses sont loin d’être trouvées mais qui aliment la polémique. Déjà, un député se prononce : « Un avion à réaction ne peut atterrir sur des pistes non bitumées », tranche-t-il avant d’ajouter : « Un avion de cette taille (moins de cent places, selon des sources, NDLR) n’est pas financièrement rentable dans des conditions actuelles ». Kalémodou Yansané risque de se faire taper ou se faire tirer les oreilles par les aveuglés à outrance de la trouvaille aux allures politiques.

Guinee Airlines ? On veut bien voir le ciel guinéen ouvert à des avions inter région au-delà des états chaotiques des routes interurbaines. Certainement, on aura, dans les prochains jours ce qui se passe dans l’envers du décor. Quand le niveau d’adrénaline politique va baisser. En attendant, crions ensemble : « 15 ans après la vente d’Air Guinée, ils veulent encore nous gouverner mais le Pr Alpha Condé a prouvé qu’il aime la Guinée… » Désespérant amalgame ! Antonio Souaré doit s’en prendre à lui-même, parce que Guinée Airlines donne l’allure d’un business politique. Coup de colère ou de grisou, il doit s’en vouloir. Surtout que lui-même a dit « Guinea Airlines n’est pas une compagnie du gouvernement guinéen. Ce n’est pas une compagnie nationale, c’est une compagnie privée, créée par un groupe  de société qu’on appelle  Groupe Business Marketing (GBM) et qui appartient à un investisseur guinéen. »

Lancée le samedi 25 février 2017, par Alpha Condé, Guinea Airlines, à travers un avion bi réacteur de 50 places devrait explorer le ciel ‘’panafricain’’.  Pourquoi prendre Alpha Condé et son gouvernement pour lancer un avion privé ? Que cache cette manœuvre ?

Antonio Souaré aura de la peine à convaincre…  Quitte à jouer à se faire peur !

Jeanne Fofana

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