Guinée de Condé, «state of concern »?

« State of concern » (Etat source d’inquiétude) ! Voilà l’appellation souple qui a supplanté l’expression «Etat voyou» dans langage diplomatique américain. En référence donc à ces réalités, la Guinée de Condé se cherche : Etat hors-la-loi ! Etat liberticide ! Etat assassin ! C’est bien ardu de trouver le qualificatif qui sied avec l’actuel Etat que gère Alpha Condé, avec autant de mépris, de dédainque de revanche, de règlements de comptes. Pour donc adoucir les mœurs, l’expression d’État voyou est mieux indiquée.

Elle  renvoie tout simplement à l’idée d’un État qui ne respecte pas les principes démocratiquesles plus essentielles. C’est un Etat qui à sa guise, initie, organise ou soutient des faux complots et donc met à rudes épreuves les relations avec les autres Etats, ou viole de manière systématique les droits les plus élémentaires de l’être humain. La Guinée de Condé est parfaitement le reflet de cette triste réalité.

D’ailleurs, selon nos confrères d’Africa Guinée, citant le département d’Etat américain,Washington classe la Guinée au niveau 3, c’est-à-dire dans la catégorie des pays où il est « déconseillé de voyager », à cause entre autres des troubles sociopolitiques. Au même moment, le Quai D’Orsay invite les citoyens français de « se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements. »

Pour ne rien arranger, Emmanuel Macron s’en prend à Alpha Condé : « Le président Condé a une carrière d’opposant qui aurait justifié qu’il organise de lui-même une bonne alternance. Et d’évidence, il a organisé un référendum et un changement de la Constitution uniquement pour pouvoir garder le pouvoir. » Et d’enfoncer le clou : «La France n’a pas à donner de leçons. Notre rôle, c’est d’en appeler à l’intérêt et à la force qu’a le modèle démocratique dans un continent de plus en plus jeune. L’Afrique a intérêt à construire les règles, les voies et les moyens pour avoir des rendez-vous démocratiques réguliers et transparents. L’alternance permet la respiration. Elle est aussi le meilleur moyen de permettre l’inclusion dans la vie politique et de lutter contre la corruption, qui est le pendant d’une conservation trop longue du pouvoir. Ce ne sont pas des leçons, c’est du bon sens. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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