Crise sociale: La BCRG évalue l’impact de la grève des enseignants

Face à la crise socio-économique que le pays a traversée au cours du premier trimestre de l’année 2018, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) entend évaluer l’impact de la grève des enseignants et des manifestations politiques dans le système financier en Guinée.

C’est dans cette optique qu’elle a procédé ce jeudi 26 Avril, au lancement d’une enquête auprès des acteurs du système financier, à savoir les banques privées, les Institutions de Microfinance et les compagnies d’assurances évoluant dans le pays.

A en croire M. Mamady Fofana, Directeur Général des Etudes et Statistiques de la Banque Centrale, la démarche vise non seulement à évaluer l’impact de la crise socio-politique sur le budget de l’Etat, mais aussi et surtout, examiner l’ensemble des variables qui ont affecté le système financier.

Au cours des récentes manifestations politiques liées à la crise post-électorale, après le scrutin communal du 04 février, qui a coïncidé avec la grève des enseignants, l’économie guinéenne fortement paralysée.

Cette situation, qui a été à l’origine du déséquilibre macroéconomique, est due à la faible mobilité des personnes et des leurs biens et des dérapages constatés ça et là, au cours de crise sociopolitique, où plusieurs biens publics et privés ont été détruits par des manifestants en colère.

De quoi justifier la baisse des recettes après le passage à Conakry de la mission du FMI  et de la banque mondiale, qui avait claqué la porte, après avoir fait un constat amer sur la gestion des finances publiques.

Devant cette crises-socio-économique, la Banque Centrale exprime des craintes quant au rehaussement des salaires des enseignants, qui provoque un déséquilibre budgétaire et qui peut influencer  la stabilité des prix des biens et des services au marché et agir négativement sur le pouvoir d’achat.

Cette rencontre intervient à un moment où le Gouverneur de la BCRG est en séjour de travail à Washington, pour apprend-on de sources concordantes, tenter de renouer avec les bailleurs des fonds en faveur d’un  retour au pays.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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