Guinée : La fête de travail célébrée sur fonds de division syndicale

A l’instar d’autres pays du monde, la Guinée a célébré ce 1er mai, la 132ème journée internationale de travail.

Contrairement aux années précédentes, la fête de travail  de cette année s’est déroulée sur fonds de division interne du mouvement syndical.

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), version Aboubacar Soumah, qui a été à l’origine de la grève des enseignants, qui avait secoué le secteur de l’éducation au cours du premier trimestre de l’année en cours, a été ignoré par le gouvernement.

Aboubacar Soumah et son groupe, bien que n’étant pas invité à la cérémonie, ont quand même pris part au défilé des travailleurs au palais du peuple.

Venu serrer la main au Premier ministre à la loge officielle, Aboubacar Soumah  a été empêché par la garde rapprochée de Mamady Youla.

Devant les hostilités de ses adversaires syndicalistes, appuyé par le gouvernement,  Aboubacar Soumah  a eu du mal à trouver où s’asseoir à la loge officielle. Une attitude que le Secrétaire général du SLECG n’a pas du tout appréciée. Très remonté contre cette attitude du gouvernement, Aboubacar Soumah estime que le SLECG ne peut pas être relégué au second plan.

Malgré tout Aboubacar Soumah dit être serein, et son lui, «Qu’on nous empêche de serrer la main des autorités ou pas, peu importe. L’essentiel pour nous est que nous avons participé à cette fête et que nous avons partagé la joie avec l’ensemble des travailleurs de la République de Guinée », s’est-il réjoui.

Avant de rappeler qu’il ne peut y avoir de paix sans justice :

«Pour notre part, nous demandons au gouvernement de bien gérer les biens de ce pays parce que la richesse nationale appartient à tous les citoyens de la République de Guinée. Il (le gouvernement) parle de la paix, mais quand il n’y a pas de justice sociale, il ne peut pas y avoir de paix », a-t-il rappelé.

Et le Premier ministre qui a présidé la cérémonie commémorative, a dans son discours, évoqué le sujet. Mamady Youla va jusqu’à parler d’une « certaine centrale syndicale ». Avant de rappeler que : « Notre pays a malheureusement, une fois de plus, été perturbé par des mouvements syndicaux parfois incontrôlés au cours de l’année écoulée.»

Du moins qu’on puisse dire, le SLECG d’Aboubacar Soumah a bel et bien pris part aux festivités commémoratives de la journée internationale du travail, malgré les hostilités.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.