Guinée : l’insécurité règne dans la ville de Kindia

Malgré la présence de deux camps militaires dans cette ville non loin de Conakry, les populations font face aux attaques de bandits.

Chaudes discussions entre des jeunes du quartier Manquepas au centre-ville de Kindia, ville située à 135 kilomètres de la capitale Conakry. Il est question de la présence de deux camps militaires dans la ville.

Selon Sékou Doumbouya, un acteur de la société civile, la présence de ces garnisons n’empêche pas les bandits de s’installer en grand nombre à Kindia.

« Malgré l’existence de ces deux camps à Kindia il y a des attaques récurrentes. Parce qu’aujourd’hui Kindia est devenue une zone ou tous les bandits se sont donné rendez-vous et où les bandits de la République se retrouvent, dénonce cet acteur de la société civile. Il n’y a pas un jour qui passe aujourd’hui sans qu’il y ait des attaques. Il y a aussi des coupeurs de routes un peu partout qui attaquent à longueur de journée les paisibles populations de Kindia ». Écouter l’audio 02:20

Ecouter le reportage de Bangaly Condé, le correspondant à Conakry en cliquant sur le lien ci-dessous:

https://www.dw.com/fr/guinee-kindia-insecurite-camp-militaire/a-58607342

« Des bandits un peu partout »

Mamady Dioubaté, un conducteur de taxi moto, n’est pas du même avis. Il indique que des patrouilles sont régulièrement organisées par les militaires des deux camps, ce qui selon lui, a drastiquement fait reculer le vol surtout des motos.

Il note ainsi que,« Avant, les personnes qui avaient des nouvelles motos étaient ciblées par les bandits. On bloquait un peu partout les motos. Depuis qu’on a commencé aussi à brûler les voleurs, les véhicules de militaires font régulièrement la ronde dans la ville. Ils garent même les voitures pour entrer dans les quartiers. Ils viennent vérifier et s’ils te trouvent, ils te contrôlent, et si tu es en infraction ils t’arrêtent ».

Pour Mamadou Aliou Barry, un autre citoyen rencontré, la sécurité interne relève de la police et de la gendarmerie nationale.

Cependant, il s’interroge sur la présence même des agents en grand nombre à Kindia.   

« D’une part je me dis est-ce-que l’existence de ces deux camps résout le problème d’insécurité ? Est-ce que ce n’est pas le rôle de la police et de la gendarmerie malgré la présence du département de la gendarmerie et de la police ? Il y a tout cela à Kindia mais jusqu’à présent ça ne va pas. Il y a des bandits qui attaquent un peu partout », déclare Mamadou Aliou Barry.

Plusieurs barrages de contrôles de la gendarmerie routière sont déployés tout le long de la route nationale. Cet état de fait n’empêche pas les coupeurs de route de mener des opérations parfois mortelles.

D’ailleurs, un groupe de coupeurs de routes a été récemment arrêté dans un quartier périphérique de Kindia. Des armes blanches et des armes automatiques ont été saisies.

Source: dw.com

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