Guinée : Un réseau de trafic humain démantelé

Des présumés trafiquants humains viennent de tomber dans les filets des forces de sécurité guinéennes.

Au nombre de quatre personnes dont une femme, ces présumés trafiquants humains, ont été arrêtés à l’aéroport international de Conakry Gbessia. Ils ont été présentés vendredi à la presse.

Le Colonel Moussa Tiégboro Camara revient sur les circonstances de leur arrestation

« Il y a 34 passeports ordinaires et une dizaine de visas volants. Avec tout ce moment de filature, de noyautage et d’infiltration, ils ne pouvaient pas nier, puisqu’ils étaient avec leurs victimes. Ils ont été arrêtés dans la nuit du 21 au 22 mars à l’aéroport à 3h du matin, après une filature de Nongo, en passant par KM36 jusqu’à l’aéroport ».

A rappeler préciser qu’il a été trouvé sur ces présumés trafiquants des visas volants, des billets d’avion, des certificats de nationalité, 34 passeports guinéens, des certificats de visite et de contre-visite, des photos de filles, dont une trentaine d’entre-elles seraient déjà partis au Koweït (Moyen Orient).

« Le phénomène est extrêmement grave. Ils recrutent des filles dont l’âge varie entre 17 et 30 ans. Elles prennent des photos qui sont envoyées en Moyen Orient. Après la sélection, les filles n’ont rien à payer, ni le billet d’avion, ni le visa. Elles sont expédiées ensuite dans ces pays pour être exploitées. Ce réseau a, de nos jours, fait partir plus de 30 filles », explique le commissaire principal de police, Daba Traoré.

Alpha Diallo, reconnait être responsable de ce réseau de trafic humain en Guinée

« Moi je suis étudiant à Dakar. J’ai une amie qui m’a mis en contact avec Saliou Bah pour travailler ensemble. Quand je suis venu ici pendant les vacances, j’ai expliqué à mon ami Sylla qu’il y a ce réseau et que si ça ne le dérange pas, on pourrait  travailler ensemble ».

Et d’enchainer : « Avant de partir, je leur dit qu’on ne s’habit pas n’importe comment là-bas. Une fois arrivé, elles doivent bien se comporter ».

Une situation qui suscite des interrogations quant au sort réservé à ces filles une fois arrivées au Koweït.

Mariam Diallo, Kababachir.com

 

 

 

 

 

 

 

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