HAC : Un commissaire écope de 18 mois avec sursis

On l’avait prédit et la justice vient de le confirmer. Le commissaire Ahmed Sékou Camara, de la Haute autorité de la communication (HAC), reconnu coupable d’usurpation de titre a été condamné par le Tribunal de première instance (TPI) de Kaloum à un an et demi d’emprisonnement avec sursis. Une sentence qui, en outre exige du mis en cause une amende symbolique de 100.000 francs guinéens et le paiement de 15 millions au titre de dommages et intérêts, est l’aboutissement du bras de fer entre Ahmed Sékou Camara et Mariama Camara à propos de la représentation de la Fédération nationale des cinéastes de Guinée (FENACIG) à la HAC.

Dame Mariama Camara, légitimement élue en février 2015 pour représenter la corporation des cinéastes au sein de l’institution à l’époque en gestation, avait été écartée par son président, Ahmed Sékou Camara qui n’était pourtant arrivé qu’en troisième position à l’issue du vote, avec seulement 2 voix, n’avait jamais voulu se laisser faire. Et d’une certaine façon, c’est sa témérité qui se trouve ainsi sanctionnée. Même s’il convient pourtant de relever que les juges se sont montrés plus cléments que ne l’a été le parquet qui, lui, avait requis 2 ans de prison ferme, alors que la partie civile réclamait 5 milliards au titre des dommages et intérêts.

La question qui demeure sans réponse, c’est l’incidence réelle de ce verdict ? D’abord, M. Camara s’acquittera-t-il effectivement des 15 millions qui lui réclamés par la partie civile ? Par ailleurs, avec sa condamnation, la condamnation, M. Camara devrait-il continuer à siéger au sein de la HAC ou bien devra-t-il restituer la place à sa véritable titulaire ? En tous les cas, la Loi organique relative à l’institution, en son article 6, dispose, entre autres, que les membres de la HAC « doivent jouir de leurs droits civils et civiques ».

Anna Diakité, www.kababachir.com 

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