HAC : Un commissaire rattrapé par sa malhonnêteté

A la Haute autorité de la communication, les choses reviennent progressivement à la normale. Mais pas pour tout le monde. Pour en particulier le commissaire Sekou Tidiane Camara, c’est maintenant que les problèmes et l’inconfort pourraient commencer. Représentant la corporation des cinéastes, il est accusé d’usurpation de titre par Mariam Camara qui soutient que c’est elle qui avait été désignée par ses pairs. Les procès sollicités par cette dernière en est en effet à son dernier virage et le commissaire malhonnête risque jusqu’à deux ans d’emprisonnement ferme. C’est du moins la réquisition faite le mardi dernier par le procureur du TPI de Kaloum.
Les faits qui ont conduit dont le verdict est annoncé pour le 6 juillet prochain, sont nés dans le contexte du choix des membres devant meubler la Haute autorité de la communication, au début de l’année dernière. Sollicitée pour désigner son représentant, la Fédération nationale des cinéastes de Guinée (FENACIG) avait organisé une élection pour départager Sékou Tidiane Camara, Alsény Tounkara et Mariam Camara. Le résultat est alors sans appel en faveur de cette dernière qui récolte 11 voix, tandis que le premier, arrivant seulement en troisième position, ne récoltait que 2 ridicules voix. Un procès-verbal est alors conséquemment rédigé et le président Sékou Tidiane, chargé de l’acheminer à qui de droit. Et c’est à où tout se gâte, car en cours de route, il trafique les résultats et se fait passer pour le choix de la corporation. Depuis, la pauvre dame se bat pour être restituée dans ses droits, en vain. A moins que ce ne soit avec le procès qui, ainsi, tend vers sa fin.
Mais au-delà du commissaire mis en cause, c’est l’ensemble des institutions nationales dont il convient ici de dénoncer l’immobilisme et la passivité. Car personne n’a essayé de s’interroger aux complaintes et aux récriminations de la pauvre dame. Même au niveau de la HAC, personne n’a levé le moindre doigt pour vérifier les allégations portées à l’encontre d’un des membres de l’institution. Une légèreté qui est de beaucoup dans les problèmes récurrents que connait l’institution, elle-même.
Anna Diakité, www.kababachir.com
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