HAC : Qui pour dénouer la crise ?

La confusion continue de régner à la Haute autorité de la communication (HAC). En sorte qu’on ne sait pas qui commande. En effet, si la semaine dernière, 9 des 11 commissaires ont dit avoir destitué la présidente Martine Condé pour la remplacer par Abdoul Rahimi Bah, il se trouve qu’en réalité, l’institution demeure sans pilote. Car d’une part, les frondeurs ne semblent encore hésiter à traduire en acte leur décision. Et de l’autre, la présidente évincée n’a pas encore dit son dernier mot. Du coup, une médiation est des plus nécessaires.

L’intervention d’une tierce personne (physique ou morale) est d’autant plus requise que chaque camp se sent fort de quelque chose. Du côté des frondeurs, on légitime le mouvement d’humeur par la gestion cavalière et opaque des ressources allouées à l’institution. Par ailleurs, Martine Condé est présentée comme une présidente au management très approximatif et dirigiste. Elle serait notamment impénétrable aux critiques.

A l’opposée, cette dernière, se cramponnant aux textes de la HAC, dit à qui veut l’entendre que ce ne sont pas aux commissaires d’exiger d’elle la transparence dans la gestion des ressources. Selon elle, les dispositions de la loi organique qui régit l’institution stipulent que seule la Cour des comptes est habilitée à contrôler l’exécution du budget de la Haute autorité de la constitution. Par ailleurs, les commissaires frondeurs ne seraient pas non habilités à la destituer. En conséquence, elle considère leur plénière de la dernière fois est nulle et de nul effet.

Depuis, c’est le statu quo !

 Anna Diakité, www.kababachir.com

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