HEMICYCLE/ECHARPE TRICOLORE : Des députés avertis

Du drapeau symbolisant leur pays, beaucoup ne savent que les couleurs rouge, jaune et vert. Quant à la manière dont ces dernières sont disposées, certains s’en foutent éperdument. On a notamment remarqué cela lors des manifestations festives consécutives aux rares victoires du Syli national. Mais il n’y a pas que les badauds reconvertis en supporters de circonstance qui ont un problème avec la disposition des trois couleurs du drapeau national. Il y en a également des députés pour lesquels ce détail ne semble d’aucune importance. Des médias prenant part aux différentes activités du parlement avaient déjà relevé cette incongruité protocolaire. Mais les intéressés ne s’y s’étaient jamais penchés avec sérieux.
Mais ils pourraient changer. Car désormais, c’est le président de l’Assemblée nationale lui-même qui s’est saisi du sujet. A l’occasion de la cérémonie de clôture de la dernière session des lois, Claude Kory Kondiano a subtilement attiré l’attention de ces collègues députés sur la nécessité de veilleur au port approprié de l’écharpe tricolore. Pour cela, il a tout d’abord félicité ceux qui, selon lui, la portent comme il faut. Comme pour dire qu’il y en a qui ne le font pas. Mais il ne s’est pas limité à cela.
Soucieux d’obtenir des réfractaires l’attitude qui convient, il a fait appel à une anecdote. Selon lui, lors d’une visite qu’il a dernièrement effectuée au Mali voisin, un député de ce pays a sournoisement attiré son attention le peu d’attention que les députés guinéens accorderaient à la disposition des couleurs de leur drapeau. S’y prenant avec une certaine diplomatie et s’exprimant sous le sceau de la raillerie, le parlementaire malien aurait reproché aux députés guinéens de voler le drapeau malien. Les drapeaux des deux pays ne différant que par rapport à la disposition des trois couleurs, le député voulait ainsi relever le fait qu’en Guinée, le fanion est porté à l’envers.
Le problème étant désormais publiquement et formellement évoqué, il est à espérer que les choses puissent évoluer dans le sens souhaité par le président de l’Assemblée nationale. Il y va de l’éducation citoyenne et de l’image de la Guinée.
Anna Diakité, www.kababachir.com
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