Héritage : du Mandendjallon d’Alhassane Condé !

Il pensait se positionner dans les arcanes du pouvoir, donc se servir en nuisant dangereusement à son mentor : le jeter dans la gueule du loup. Mais, le ministre Alhassane Condé, le belliqueux s’en est allé depuis de longs mois.

Depuis sa chute inattendue il est confiné au garage, à la Présidence de la République, en qualité de conseiller. Il fut une grosse épine dans les pieds d’Alpha Condé. Plus belliqueux que jamais, l’homme pensait être un intouchable. Boureima Condé un démagogue par essence l’a remplacé depuis. Aujourd’hui, parler de l’ex-ministre Alhassane Condé renvoie au honteux héritage qu’il a laissé : le Manden Djallon. Un réel psychorigide tribaliste par excellence et aux incurables aigreurs a exposé, à lui seul, la Guinée au chaos ethnique.

Lui qui fut le parrain administratif du Manden-Djallon a prôné impunément le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme, « toutes choses qui menacent gravement la paix, la sécurité et l’unité nationale», selon l’opposition républicaine. L’héritage laissé par Alhassane Condé a été abandonné. Le projet aura fait long feu, notamment dans la région de la Moyenne Guinée où on a distillé encore cette affaire de rundé et de fulaso.

En réalité, c’était l’autre façon de diviser des communautés vivant jusque-là dans une parfaite harmonie séculaire. Peine perdue aussi. Aujourd’hui, ni Manden Djallon, ni rundé et fulaso n’auront réussi à mettre des communautés en couteaux tirés. Ces politiques néfastes ont disparu avec le départ tant souhaité d’Alhassane Condé.

Un salut public !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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