HUILE DE PALME INTOXIQUEE : L’aveu d’impuissance de Marc Yombouno

Depuis quelques semaines, en Guinée, il est question de l’intoxication éventuelle de l’huile de palme, également appelée huile rouge. Evoquée par le chef de l’Etat lui-même, l’affaire fait état de l’ajout par certains commerçants d’un produit appelé Soudan 4 dont l’une des vertus serait de dilater et fluidifier l’huile. L’objectif du procédé serait d’augmenter ainsi la quantité de l’eau. Et le problème a pris une telle ampleur que des partenaires guinéens de l’étranger ont fini par interpeller les autorités à ce sujet.

Ainsi, hier, le ministre guinéen du commerce a rencontré certains de ces partenaires dans un hôtel de la capitale guinéenne. Et loin d’éluder ou nier le problème, Marc Yombouno est, en quelque sorte, passé aux aveux. Car, selon lui, bien que son département se soit employé à lutter contre l’utilisation de ce produit et que le président Alpha Condé ait publié un décret dans le même sens, le problème persiste du fait de l’entêtement des personnes malveillantes. Conséquence, il a sollicité des partenaires des moyens et des ressources en vue de la mise en place d’un laboratoire de détection du produit toxique mis en cause.

Au nom des partenaires inquiets et préoccupés, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), après avoir assuré de la disponibilité et de l’engagement de son institution à répondre favorablement à la requête du ministre, a toutefois rappelé l’Etat guinéen à sa responsabilité. En effet, comme agacé par la démarche des responsables guinéens, Dr. Mamoudou Harouna Dingarey a déclaré : « Le problème en amont reste toujours les producteurs et les commerçants qui doivent arrêter d’ajouter ce colorant ».

Au moins, les choses sont claires et précises. La Guinée est renvoyée à ses responsabilités.

Anna Diakité, www.kababachir.com

 

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