Ibrahima Chérif Bah : calcul politicien de Dalein ?

« Nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents. » Cette pensée de Gandhi (1869 – 1948), homme politique, philosophe, révolutionnaire colle parfaitement bien avec la situation qui prévaut actuellement à l’UFDG, avec la nomination de Chérif Bah que certains attribuent à des calculs politiciens de Dalein Diallo.

Une façon pour lui, non seulement de défier la Justice mais aussi et surtout mettre face à face deux ressortissants de Pita : Bah Oury éjecté et remplacé par Chérif Bah. Des oiseaux de mauvais augure prédisaient déjà le chaos à Pita. Très vite, le nouveau promu tranche dans le vif.

Lundi, Chérif Bah en présence d’une foule nombreuse constituée pour l’essentiel de ressortissants de Pita a déclaré que la Basse-côte le réclame avant d’ajouter : «Mon père vient de Pita, moi je suis né en Basse Guinée, j’ai grandi en Basse Guinée, ma maman est malinké, je suis éduqué par les soussous et j’ai grandi en milieu soussou. Je me sens à l’aise partout en Guinée.» Suffisant pour se poser en homme transversal débarrassé de tous soupçons de calculs politiciens dont on accuserait le président de l’UFDG.

Cette première sortie du nouveau promu intervient au moment même où un proche de Bah Oury déclarait que : « Quand une décision de justice intervient, nul n’a le droit de faire un commentaire ni outrepasser cette décision, à plus forte raison prendre un autre contraire à celle-ci. Cellou et son conseil politique n’ont aucun pouvoir pour nommer un vice-président et ne peuvent non plus se substituer au Congrès qui est l’organe supérieur au sein de l’UFDG pour prendre une telle décision. Cellou montre son mépris aux statuts du parti et des lois de la République ainsi qu’à la justice guinéenne. »

Du côté de l’UFDG, cette promotion n’a aucunement à voir avec un déni de la justice. Par la voix de Fodé Oussou Fofana, le parti rappelle qu’il est respectueux des décisions de Justice. Pour preuve, il a interjeté appel. Le reste, on verra bien.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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