Ibrahima Keira : le démon renaît !

L’appel fait par Alpha Ibrahima Keira, ancien baron du PUP et du cercle restreint de la famille présidentielle de Lansana Conté, risque de créer le chaos en Guinée : la révision de la Constitution pour 7 à 9 ans.

Sans avenir politique et administratif, ce démon sort des bois, car, « Ce qui nous sert de Constitution aujourd’hui n’a pas été démocratiquement approuvé. Cette constitution a été élaborée par des gens qui ont été cooptés je ne sais comment. Cette institution (Conseil National de la Transition, Ndlr) n’était pas l’émanation du peuple de Guinée », lâche-t-il aux confrères d’africa Guinée.

Un démon renaît. Il fut ministre du Transport, Fonction publique, Ministre secrétaire général de la Présidence, etc. et a fait la pluie et le beau temps sous les derniers jours du Président-paysan. Jurant de ne point prendre ceux qui ont géré le pays, Alpha Condé prendra pour autant les vrais acteurs de la décadence de Conté pour les nommer. Ce fut le cas en janvier 2011 pour Fodé Bangoura comme conseiller chargé de l’administration et Alpha Ibrahima Keira, conseiller à la diplomatie. Keira est même soupçonné d’avoir joué un rôle important dans les mouvements syndicaux de janvier et de février 2007. Il se camoufle depuis de longues années derrière le Parti pour la République.

Alpha Ibrahima Keira a rejoint le RPG au second tour de la présidentielle de 2010. Et comme l’appétit vient en mangeant, il propose à Alpha Condé de livrer le pays au chaos. Pour lui, « 5 ans ce n’est pas suffisant quand on sait qu’un projet peut prendre 7 ou 9 ans. Il faudrait que le Président de la République ait le temps de dérouler convenablement son projet de société. » Keira, un démon !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

  1. DIALLO Mouctar dit

    La plus grande démocratie au monde, les USA, a une constitution inviolable d’un mandat de 4 ans renouvelable UNE SEULE FOIS. D’ailleurs, si un président a un bon programme de société, même en un mandat il peut faire ses preuves. Alors, Alpha Ibrahima KEIRA va au diable. Je me rappelle encore, comme si c’était hier, lorsque la Guinée brûlait à feu et à sang à la fin du règne CONTE pour principal motif le départ de cet homme à décret et contre décret. A ta place, je garderai profil bas pour ne pas irriter des blessures profondes et difficilement cicatrisables.

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