Immigration clandestine : 6 mois de prison ferme pour un passeur guinéen

Un Guinéen a été condamné à 15 mois d’emprisonnement dont 9 avec sursis pour avoir fait passer de l’Italie à la France 16 compatriotes migrants dans une camionnette bondée, a annoncé le procureur de Gap.

Le tribunal correctionnel de Gap, qui jugeait cet homme de 47 ans en comparution immédiate, a aussi prononcé une suspension de permis de 15 mois et une contravention de 150 euros mais pas de mandat de dépôt à l’audience contrairement aux réquisitions. L’homme est sorti libre. Le parquet a décidé d’interjeter appel, qui ne sera pas suspensif, devant un cas « à l’évidence de récidive », a-t-on appris auprès du procureur Raphaël Balland. Le jugement en appel se fera devant la cour d’appel de Grenoble à une date encore indéterminée.

Le passeur, domicilié à Poitiers et en situation régulière, avait été arrêté mercredi soir par la police aux frontières de Montgenèvre (Haute-Alpes) alors qu’il transportait à bord d’un véhicule de location de 9 places 16 ressortissants guinéens majeurs qui étaient en situation irrégulière sur le territoire français.

A priori, ce n’était pas la première fois qu’il organisait ce type de passage illégal à la frontière. Les investigations réalisées tendent à démontrer que la fourgonnette a été louée « 17 fois par ce Guinéen ou son frère », que l’accusé « s’est rendu à plusieurs reprises en Italie au cours des trois derniers mois », et qu’il devait être rémunéré substantiellement » par ses compatriotes, a encore indiqué le procureur, Raphaël Balland.

Les détails d’une comptabilité, trouvée sur une enveloppe, tendent à montrer que le voyage où il s’est fait attraper lui aurait rapporté « 3.000 euros net, après déduction de toutes les charges du voyage » dûment listées, selon M. Balland. L’accusé était jugé pour aide à l’entrée irrégulière sur le territoire national et mise en danger délibérée de la vie d’autrui compte tenu des conditions dangereuses de transport, des circonstances qui n’ont pas été retenues par le tribunal.

Avec le Figaro

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