Immobilier et BTP: par où est donc passé Guido Santullo ?

Il était l’un des rats du Palais de la colombe, de Wawa (Dubreka), etc. Il était l’un des privilégiés sous l’ombre de l’acacia au Palais des nations (l’autre lieu où le général Lansana Conté prenait ses aises). Guido Santullo aura tout eu en Guinée : les honneurs, les ressources financières, les connections, etc.

Ce franco-italien qui a fait fortune en Guinée, avec des marchés de gré à gré notamment dans l’immobilier – Cité chemin de fer, aujourd’hui réquisitionnée et reversés au portefeuille du Patrimoine bâti public que gérait un certain Jonas Mukamba Kadiata Diallo, actuellement devenu bourreau des Marchés publics (ARMP) – et les Travaux publics – la réalisation des routes avec Sericom Guinée – a disparu des écrans radar aux lendemains de la mort de Lansana Conté. D’autres parlent de l’arrivée d’Alpha Condé. Mais où est donc passé Guido Santullo ?

Il y a quelques mois, Santullo a été signalé au Gabon. L’entrepreneur y a filé du mauvais coton avec le ministre Magloire Ngambia, alors chargé des Infrastructures et des Travaux publics en réalisant dit-on en toute violation du Code des marchés publics gabonais des travaux : l’école de formation des officiers de Mandilou, la route Mouila-Ndendé et bien d’autres ouvrages d’art, bâtiments. Là-bas, l’ex patron de Séricom Guinée est englué dans une procédure judiciaire à n’en plus finir avec l’Etat gabonais. Il réclame une bagatelle d’environ 198 millions d’euros que constitue, selon JA, N°2855, la contrepartie des prestations réalisées mais jamais payées.

Le Gabon, bien connu dans la corruption ne semble pas être la Guinée où l’entrepreneur a eu toutes les facilités de s’en faire pleines les poches avant de reprendre son baluchon en catimini et se mettre à l’abri. Mal lui a pris avec la réquisition de la Cité chemin de fer et ailleurs. Depuis, plus rien, motus bouche cousue.

Les retombées de la gestion de ce vaste patrimoine abritant banques, assurances, sociétés minières, casino, supermarchés, etc., sont autant opaques que certains Guinéens ont du mal à se rappeler qu’il y a bien des petits malins qui s’enrichissent là-bas, de la façon la plus impunie.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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