Impact du COVID-19 à Kankan : La sculpture, un métier en voie de disparition !


L’impact de la pandémie de Coronavirus n’en finit pas sur les activités socioprofessionnelles. Il touche également la sculpture, ce secteur qui, vous le savez, même s’il est en perte de vitesse à Kankan est aussi frappé de plein fouet par la crise économique liée à la propagation de la Covid 19. Les professionnels de ce métier lancent un appel aux autorités en charge des arts et cultures mais aussi du tourisme en Guinée. 
Autrefois connu pour être le nid des artisans de la sculpture, ce métier est en voie de disparition c’est une réalité, et pour ne rien arranger, la pandémie coronavirus est venue mettre ses pieds dans les plats des rares jeunes, qui tant que mal s’adonnent désespérément à la pratique dudit métier, Sory Camara qui a son atelier au quartier Timbo est l’un d’eux :
« J’ai débuté ce travail vers 1970, jusqu’à ce que je me suis marié je travaille pour même, lorsqu’on était à Bamako je travaillais pour quelqu’un, je suis parti en cote d’ivoire pour le même métier puisque mes frères y sont, là aussi je n’ai rien fais en dehors de ce métier. » a-t-il expliqué.
Si avant le secteur attirait les touristes notamment venus de l’étranger, tel n’est plus le cas aujourd’hui avec la propagation du coronavirus, il énumère leur difficulté et lance un appel à l’endroit des personnes de bonnes volontés :
« La difficulté que nous avons, c’est le manque d’achat de nos œuvres, depuis mon retour de la cote d’ivoire, l’achat de nos produit a baissé, nous sollicitons une assistance des personnes de bonnes volontés, leur aide nous fera beaucoup plaisir, sinon quand nous faisons nos produits, il n’ya pas d’acheteur, les blancs ne viennent pas ni rien. » a-t-il lancé.
Selon les observateurs, si rien n’est fait pour aider à booster le secteur de la sculpture à Kankan, il risque dans les années à venir de s’éteindre à petit feu au vu et au su des autorités en charge des arts et culture mais aussi du tourisme.
Ahmed Sékou Nabé, correspondant de Kababachir.com à Kankan.

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