Impasse en Guinée : à la merci des contre-exemples !

La Guinée souffre. Avec elle, bien d’autres citoyens qui ne savent même plus à quel pays se fier. Hommes politiques, syndicalistes, acteurs de la société civile, membres du gouvernement, etc. se sont révélés, au fil des ans, comme des contre-exemples au développement, au décollage économique, à la culture démocratique, etc.

Aujourd’hui, la Guinée va mal. Elle est malade de ses hommes, de son système de santé, de son système éducatif, de ses infrastructures de tous genres. Conséquence : la Guinée halète. Elle plonge littéralement tous les jours sous les abysses de la médiocrité, du copinage et de l’amateurisme. Les acteurs politiques se mangent entre eux. L’opposition républicaine porte des gants contre une gouvernance aléatoire. En face, elle retrouve une autre opposition dite  du Centre, constructive et quoi encore ! Le spectacle est assuré. On se crêpe les chignons au propre comme au figuré. Le pouvoir en place ? Il nargue et méprise tout.

Le Parlement ? Tout aussi malade. Venu à la tête de cette Institution au forceps, Kondiano ne dit rien, il ne réagit à rien. Il suit son bonhomme de chemin avec des sirènes qui vous coupe le souffle. Députés de la majorité, des non alignés, du Centre ou de l’opposition républicaine se tournent les pouces. Puis, brassent des millions GNF et se la coulent douce. Le gouvernement lui, s’en fout. Conseil des ministres après conseil des ministres. Le même rythme. Aucun bilan. Aucune activité, à des exceptions près. La Société civile ? Un conglomérat d’opportunistes à la conquête de postes juteux dans la sphère administrative et politique de l’Etat. Et le syndicat ? Il a perdu de sa vigueur et son sens de neutralité. Là aussi, on cherche des postes. On cède à la corruption, puis on renonce aux revendications des travailleurs. Que des contre-exemples qui foisonnent.

Les autres citoyens ne sont sollicités que quand il est questions de manifestations politiques, de suffrages ou d’autres maquillages politiques. Ils ne comptent vraiment pas. Celui qui est à la tête du pays, voyage, voyage encore. Par jet privé. Pendant ce temps, les Guinéens se déplacent à peine, à cause des routes chaotiques de la capitale et de l’arrière-pays. Plus de six ans de gestion, on est toujours au stade des élections. Seule priorité qui vaille. Les autres défis sont relégués au second plan pour ne pas dire tout simplement aux calendes grecques.

Il reste plus qu’à attendre ou plutôt pousser vers la sortie cette colonne d’opportunistes qui ne pensent qu’à eux. Dans le cas échéant, comme on le dit ailleurs, en Bretagne, ‘’Adieu vat’’ !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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