Impossible réunification : Dalein et Sydia, pas d’atomes crochus !

La mouvance jubile et le fait savoir. Le grand chambardement qu’on enregistre au sein de l’opposition conforte en effet le RPG et les casseurs des contre-pouvoirs. D’un côté, ce sont deux proches collaborateurs d’Alpha Condé qui se crêpent les chignons et provoque un embarras chez l’ami commun. De l’autre, la guerre larvée c’est entre des anciens alliés.

Plus marqué à priori, le manque d’atomes crochus entre l’UFR et l’UFDG tranche dans le vif : l’impossible réunification de l’opposition. Ceci est d’autant plus évident que des récentes sorties des deux hommes ( Dalein et Sydia) font des choux gras à la presse locale. En effet, le leader de l’UFR a mis le pied dans le plat à propos du budget alloué au CFO.

Pour le président de l’UFR, « Il ne s’agit pas du budget pour le chef de file de l’opposition, mais du budget de l’opposition républicaine. Ce budget est destiné au fonctionnement de l’ensemble de l’opposition pour constituer un cabinet et faciliter la participation de l’opposition au débat démocratique du pays. Il n’a jamais été question de donner ce budget à un seul parti politique. »

Dalein estime que c’est discrédit. « C’est le budget du Chef de file de l’opposition. Mais Sidya continuera toujours à essayer de discréditer, à attaquer l’UFDG, à chercher à mettre le Président du parti en difficulté. Il est devenu un adversaire qui ne renonce jamais à nous attaquer », lâche-t-il avec nos confrères d’africa Guinée.

De toute évidence, Dalein ne cesse de réclamer la position politique de l’UFR. De son côté, ce parti réplique en tranchant dans le vif : elle est dans l’opposition. « Le fait de collaborer avec le président de la République n’enlève pas en tant que leader politique que je porte mes propres ambitions. De grâce arrêtons de raccourcir les choses. »

Entre les Premiers ministres, rien ne va plus. Et on ne sait même pas si les démarches entamées par le BL pourront décrisper la situation. Et si les joutes électorales trouvent ce climat âcre en place, il y a de quoi s’inquiéter quant à la montée de la violence.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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