Incitation à la violence : Gassama Diaby annonce la mise en place d’un Comité de veille

« Face à la situation de dégradation du climat social et parfaite harmonie avec notre mission de préservation de la paix, de consolidation de l’unité nationale et de la culture citoyenne, nous avons annoncé notre volonté et au-delà, la nécessité de mettre en place d’un mécanisme de veille, de prévention et de signalement dans le cadre de la récurrence des propos incitants à la violence et à la haine sociale ou ethnique. ».

C’est par ces mots que le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté a annoncé la mise en place place d’un Comité de veille et d’alerte, qui doit regrouper les différentes composantes de la naion. C’était au cours d’une rencontre vendredi  dans un complexe hôtelier de la place, avec des acteurs de la Société et la presse.

Objectif, préserver la paix et l’unité nationale,  prévenir les risques des conflits tout en favorisant la concorde sociale, sans laquelle il ne peut y avoir développement.

Selon Gassama Diaby, ce Comité de veille aura pour mission de veiller et de collecter les propos qui seront tenus par des responsables du pays à travers les médias ou les réseaux sociaux, appelant nos compatriotes à s’opposer les uns des autres, ou qui incitent une partie des Guinéens à recourir à la violence contre l’autre partie.

« Nous avons pensé que face à cette urgence et à toutes ces préoccupations légitimes, qu’il était de notre devoir en tant que département en charge des questions de l’unité nationale et de la citoyenneté de mettre en place un mécanisme qui puisse nous permettre avec la participation de tous les acteurs, à la prévention de cette dynamique de violence et d’injustice. »

A la question de savoir quelle sera la configuration de ce Comité de veille et d’alerte ? La réponse de Gassama Diaby est sans équivoque :
« Le comité de veille est composé de deux structures : une structure technique et une structure éthique. La première aura pour mission de veiller, de collecter les propos qui incitent à opposer les uns aux autres, ou qui incitent une partie de la population guinéenne à recourir à la violence contre une autre partie des citoyens. Cette commission technique sera appuyée par la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui dispose des dispositifs techniques permettant de surveiller aussi bien au niveau des médias audiovisuels, de la presse écrite ainsi que sur les réseaux sociaux. Et la seconde, dite commission d’éthique sera composée des  représentants des quatre coordinations régionales, des activistes de la société civile mais aussi de certains partis politiques. ».

Toutefois, précise le ministre, « La personne, si elle le souhaite, peut venir librement rencontrer la commission éthique qui lui confrontera avec ses propos. La commission lui proposera alors deux options. La première c’est une excuse publique à adresser non pas à la commission, mais à la nation et au peuple de Guinée par communiqué ou par déclaration par la même voix à travers laquelle les propos ont été tenus. En plus, la commission conseillera à cette personne de faire un engagement civique qui consiste à aller, soit dans les médias, soit dans les écoles, soit dans une ONG, expliquer ce qui lui est arrivé sous l’effet de la colère et les conseiller de réfléchir avant de tenir des propos publics. Mais si la personne concernée refuse d’accepter le conseil, c’est en ce moment que la commission décidera de saisir le ministère de la justice.», explique-t-il.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

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