Indépendance de la Guinée : Ismaël Condé pense que l’histoire a été falsifiée

Il y a quelques jours, le 28 septembre dernier, la Guinée a célébré le cinquante-huitième anniversaire du «Non» lors du référendum proposé par la France coloniale, ouvrant ainsi la voie à l’indépendance le 2 octobre 1958.
Si la Guinée peut se vanter d’être la première colonie française du sud du Sahara à accéder à sa souveraineté, 58 ans après certains pensent que l’histoire a été falsifiée. C’est le cas d’Ismaël Condé du Parti pour la révolution populaire africaine de Guinée qui, interrogé par Bonheur FM, a dénoncé la «falsification de l’histoire de la Guinée» dont le but serait de masquer les «efforts du premier régime».

Selon M. Condé, cette falsification a commencé avec le coup d’État militaire du 3 avril 1984, qui a porté au pouvoir le général Lansana Conté (avril 1984-décembre 2008). «La génération actuelle pense que l’indépendance a été une mauvaise chose, parce qu’on lui a mis ça dans la tête (…) On rencontre toutes sortes d’histoire», estime-t-il.

Ismaël Condé assure que la jeunesse est trompée sur le sujet. Pour lui, il est absolument inadmissible que des petits fils de l’almamy Samory Touré ou de Bocar Biro Barry qui ont été des résistants, qui ont payés de leur vie l’opposition au colonialisme, se mettent à dire aujourd’hui que l’indépendance n’était pas bonne. «Un pays sans dignité, un peuple sans sa personnalité, un peuple sans sa liberté est un peuple condamné à végéter dans la misère et la médiocrité», a-t-il souligné.

Paradoxalement, la Guinée qui avait refusé la collaboration avec la France coloniale lui tend les mains depuis des décennies pour obtenir une «aide» pour son son développement. Une situation qui contraste avec la volonté du père de l’indépendance guinéenne qui a préféré que notre pays soit libre même s’il demeurerait pauvre.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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