Indice de corruption : la Guinée améliore légèrement sa position mais reste toujours dans la zone rouge

Transparency International a rendu public la semaine dernière, le classement mondial à l’Indice de perception de la corruption 2014.

Selon les critères du classement, les pays qui obtiennent une note inférieure à 50, sur une échelle allant de 0 ont un secteur public perçu comme extrêmement corrompu ; et ceux proches de 100 comme des pays ayant un secteur public perçu comme extrêmement intègre.

Dans ce dernier classement de l’indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde, la Guinée a amélioré légèrement sa position mais reste tout de même dans la zone rouge, c’est-à-dire en dessous du score de 50 sur 100, la moyenne mondiale. Elle arrive loin derrière ses voisins sénégalais (69e) et ivoirien (115e)

Le Danemark arrive à la tête de ce classement (1er), suivi de la Nouvelle Zélande, la Finlande, la Suède et la Norvège. Ces pays affichent des scores respectifs de : 92, 91, 89, 87 et 86/100. La Somalie ferme la queue du Corruption perceptions index 2014 (174ème, 8/100), précédé de la Corée du Nord (174ème ex-aequo), le Soudan (173ème), l’Afghanistan (172ème) et le Sud-Soudan (171ème).

Le Botswana fait office de meilleur élève africain en se hissant à la 31ème place avec un score de 63/100 ; suivi du Cap-Vert (42ème), des Seychelles (43ème), de l’Ile Maurice (47ème) et du Lesotho (55ème, au même rang que la Namibie et le Rwanda).

En Afrique centrale, le meilleur rang est dévolu au Gabon (94ème) avec un score de 37/100. Le Cameroun est suivi par la République centrafricaine (150ème), la République démocratique du Congo (152ème), le Tchad (154ème).

Peu après la publication de ce dernier classement, l’Association Guinéenne pour la Transparence (AGT), dans une déclaration rendue publique à cet effet, demande au Président de la République de faire l’état d’avancement des audits publiés, de réaliser l’audit de la gestion gouvernementale de 2010 à maintenant et d’établir la responsabilité et la recevabilité de ceux qui ont signé des conventions minières défavorables aux intérêts de la Guinée.

Par la même occasion, l’AGT invite l’Assemblée Nationale à inscrire, parmi ses priorités, l’élaboration et l’adoption de la Loi Organique sur la Cour Constitutionnelle prévoyant les sanctions à l’encontre de ceux qui violent l’article 36 de la Constitution ;

De même, l’AGT Demande au gouvernement et à l’assemblée nationale la présentation et l’adoption d’une loi anti – corruption, l’élaboration et à l’adoption des textes d’application du code des marchés publics ;

Enfin, l’AGT appelle toutes les composantes de la société civile à se mobiliser pour accroitre le contrôle citoyen sur les actes de ceux qui nous gouvernent.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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