Infrastructure-Boké: Dégradation avancée des voies principales de la CU

Réalisées dans le cadre des festivités marquant la célébration du 54ème anniversaire de la fête d’indépendance de la République de Guinée, les voies principales de la commune urbaine (CU) de la préfecture de Boké, sont en état de dégradation poussée après 5 ans.

Teintées de déchets de tout genre, ces artères qui ne bénéficient aucun entretien de la part des se creusent davantage à la surprise générale de la population de la préfecture de Boké, abritant en son sein plusieurs sociétés minières, est aussi considérée, comme l’un des poumons économiques du pays.

Au-delà de cette destruction, les rues en question sont, à l’image de celles de Conakry, asphyxiées par la présence massive des conducteurs des motos-taxis, des véhicules de Conakry, Kolaboungni ou Kamsar, des cordonniers, charretiers, vendeuses de condiments, de dindon et de lait.

Dans notre promenade, une jeune dame installée derrière son panier de piment, nous a laissé entendre : «On sait bien que c’est la route. Mais nous aussi, c’est ici que nous cherchons le quotidien. Quelques soient leurs revenus, nos épouses ne pourront jamais combler le vide sans notre aide, surtout, à la veille de l’ouverture des classes… »

Rencontré à 2 mètres du bloc administratif de la préfecture, un conducteur de mototaxi s’est confié :

« Moi je n’ai ni étudié, ni appris le métier. C’est avec cette moto-là que je joins les deux bouts. Et je ne veux pas croiser les bras pour vivre sur le dos des amis. Vous parlez d’occupation anarchique de la rue, moi je cherche quoi manger. Occupation, on ne passe pas toute la journée stationné… »

« Mais où vont les taxes journalières payées par ces occupants des voies ? », s’interrogent les observateurs.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

 

 

 

 

 

 

 

 

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