Ingérence de Paris (?) : « Ce ne sont pas des leçons, c’est du bon sens», persiste Macron

On s’époumone par-ci, revendique la souveraineté, par-là et on invective la France de l’autre côté. La raison est toute simple. Soit, on n’a rien compris du message du président français, soit, on est de mauvaise foi et on opte pour l’amalgame.

Sinon qu’Emmanuel Macron est formel : «La France n’a pas à donner de leçons. Notre rôle, c’est d’en appeler à l’intérêt et à la force qu’a le modèle démocratique dans un continent de plus en plus jeune. L’alternance permet la respiration. Elle est aussi le meilleur moyen de permettre l’inclusion dans la vie politique et de lutter contre la corruption, qui est le pendant d’une conservation trop longue du pouvoir. Ce ne sont pas des leçons, c’est du bon sens. »

Et Macron d’étayer : « Le président Condé a une carrière d’opposant qui aurait justifié qu’il organise de lui-même une bonne alternance. Et d’évidence, il a organisé un référendum et un changement de la Constitution uniquement pour pouvoir garder le pouvoir.» Déjà, le président français trouve un grand soutien en Guinée et d’ailleurs.

Pour sa part, Bah Oury déclare : «Je pense qu’il faut bien lire correctement le discours ou la réaction du Président Français M. Emmanuel Macron. Il a surtout parlé de changement d’une Constitution uniquement pour pouvoir prolonger le bail à la présidence. Et ça c’est extrêmement important parce que c’est ça le nœud du problème. C’est à ce niveau-là qu’il y a eu le problème le plus sérieux. On avait des dispositions d’intangibilité. Et le président Français a surtout indiqué sa déception du fait de cet aspect de chose. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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