Inondation au quartier Bordo (Kankan): Les sinistrés lancent un cri de cœur


Plusieurs quartiers périphériques de la commune urbaine de Kankan, sont en proie à de l’inondation en cette saison pluvieuse. La dernière en date s’est produite, dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 septembre 2020. Elle avait causé plusieurs dégâts matériels importants et une personne disparue. Dans ces quartiers, redoutant une autre inondation, les citoyens riverains tirent la sonnette d’alarme. Hadja Fanta Kamissoko âgée une soixantaine d’année vie avec ses petits fils, au quartier Bordeaux. Elle explique ses pertes enregistrées au cours de ces inondations: 
 » Cette inondation a commencé dans les bandes de 2 heures du matin, on dirait que toutes ces vagues d’eau descendent du ciel, c’est mon fils qui est venu nous sauver dans une pirogue, l’eau a emporté plusieurs de mes animaux domestiques, mes moutons, chèvres et nos denrées alimentaires. » a-t-elle déploré.
Dans le secteur 2 du quartier Bordeaux, les citoyens sont en alerte maximale. Plusieurs d’entre eux à l’image de Balla Bérété est à pied d’œuvre, pelle en main, il creuse des canaux de ruissellement d’eau pour éviter une autre inondation:
« Pendant la saison pluvieuse toutes ces parties restent inondées, sauf quand on fait un effort pour creuser quelques caniveaux pour qu’on puisse être épargné de l’eau, c’est pourquoi nous avons un peu la paix du cœur actuellement. » a-t-il dit.
Abdoulaye Sylla, un autre habitant de ce quartier lance un cri de cœur aux autorités afin de leur venir en aide:
 » Le cri de cœur que je lance au niveau du gouvernement, c’est de venir nous aider tout en trouvant solution à ces inondations, parce que nous quelqu’en soient nos moyens nous ne pouvons pas trouver solution à ça, c’est l’Etat qui est fort, c’est lui qui a toutes les possibilités pour aider les gens. » a-t-il lancé.
Cela fait plusieurs années que la ville de Kankan est victime d’inondation, chaque année, malgré de nombreux appels, les autorités locales restent bras croisés. Cependant, plusieurs observateurs ne manquent pas de pointer du doigt la construction anarchique dans les quartiers. 
Ahmed Sékou Nabé, correspondant de Kababachir.com à Kankan

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